Vert Comminges

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche | administration

lundi 30 août 2010

Lettre ouverte Des Faucheurs Volontaires des 70 pieds de vignes

Nous, Faucheurs et Faucheuses Volontaires, avons procédé à l’arrachage de 70 pieds de vignes transgéniques sur une parcelle de l’Inra de Colmar, le 15 août 2010.

Nous avons constaté la répercussion importante de notre acte dans la presse, à travers les déclarations de cadres de l’Inra, de certains membres du gouvernement et d’autres institutions. Nous souhaitons par cette tribune apporter une explication claire, précise et approfondie de notre geste, par ailleurs pleinement réfléchi et assumé.

L’acte que nous avons posé s’inscrit dans le combat mené depuis de longues années contre le développement des manipulations génétiques dans l’agriculture, le brevetage, et la marchandisation du vivant, bien commun de l’humanité. Nous ne sommes pas contre la recherche fondamentale sur les OGM, mais elle doit s’effectuer selon des protocoles rigoureux en milieu confiné. Surtout, elle doit répondre sans préjudice aux véritables besoins de la société, et ne pas faire le jeu du marché.

De par son caractère publique, notre geste s’adresse à l’ensemble de la société civile et particulièrement aux décideurs politiques qui autorisent, et finalement organisent, la dissémination des OGM dans les champs et dans les assiettes. Ces choix vont à l’encontre de la société qui refuse très largement leur développement. Nos élus ne font donc acte ni de représentativité ni de responsabilité.
Le dossier OGM est brĂ»lant parce qu’il ne se rĂ©duit pas Ă  un simple problème d’agronomie. Nous invitons l’ensemble de notre sociĂ©tĂ© Ă  ne pas ĂŞtre dupe face Ă  de tels essais : il s’agit bien de fausses solutions pour de faux problèmes. Car le problème -ou la rĂ©alitĂ©- est tout autre. Il est en premier lieu d’ordre dĂ©mocratique et politique, puis agronomique, et non l’inverse comme on essaye de nous le faire croire.

Notre système agricole est majoritairement productiviste, avec une très forte dépendance à l’égard des firmes multinationales de l’agrochimie et de la génétique. Ce type d’organisation de l’agriculture découle de choix politiques et techniques réalisés en amont, qui appréhendent l’agronomie d’une certaine façon.

« Il s’agit lĂ  d’un enjeu primordial ou « ce qui se joue est le modèle de sociĂ©tĂ©. Le combat ne porte pas entre modernitĂ© et tradition, mais entre des dĂ©finitions concurrentes de l’avenir : il s’agit de dĂ©terminer quelle sera la "modalitĂ© dominante de globalisation". Marchande, productiviste et capitalistique, ou communautaire, culturelle et coopĂ©rative ? C’est l’alternative de l’époque. (HervĂ© Kempf) 1 »

Nous pourrions faire d’autres choix, car il existe d’autres manières de faire de l’agriculture, qui s’appuient notamment sur le respect du vivant et des hommes, et qui ont depuis longtemps dĂ©montrĂ© leur capacitĂ© Ă  nourrir l’humanitĂ© en quantitĂ© et en qualitĂ©. Nous invitons la recherche française Ă  se tourner vers ce type d’orientations, car la question centrale n’est pas d’être pour ou contre l’investigation scientifique, mais plutĂ´t : quelle recherche veut-on privilĂ©gier ? Nous intervenons rarement dans son prĂ© carrĂ©, seulement cet essai Ă©tait particulièrement symbolique, car il est au carrefour des nombreuses questions de sociĂ©tĂ© que posent les OGM. Dans le cas d’une technologie de plus, non maĂ®trisable Ă  terme, comme les OGM, nous serions effectivement contraints de chercher continuellement des solutions Ă  des problèmes que nous aurons nous-mĂŞmes créés.

Si l’objectif de l’Inra est de répondre aux attentes des citoyens, alors la meilleure réponse qu’ils pourront leur apporter -parce qu’elle est déjà connue- c’est que la culture d’OGM en plein champ n’est pas possible sinon à condamner les autres modes de productions agricoles, et l’agriculture biologique en particulier. Partout dans le monde où les plantes génétiquement modifiées sont utilisées, l’usage des pesticides augmente et la paysannerie disparaît. Les plantes sauvages sont contaminées, la diversité semencière s’écroule et la souveraineté alimentaire est menacée.

L’Espagne, devenue la poubelle transgénique de l’Europe, en est un triste exemple. Les dizaines de cas de contamination des maïs biologiques et conventionnels ont montré que la coexistence entre cultures GM et non-GM est entièrement impossible. Cette situation a déjà entraîné la réduction de 95% des cultures de maïs biologiques entre les années 2002 et 2008.

Le monde de la recherche, qu’il soit public ou privé, ne doit donc pas s’isoler au prétexte de neutralité scientifique. Ne lui en déplaise, ses choix sont aussi ceux de la société toute entière, ou devraient l’être, car ses choix peuvent s’avérer, à terme, trop déstructurants pour les organisations humaines en place, et trop dangereux pour les générations futures. Dans ce sens, le premier objectif des chercheurs ne devrait pas être une application immédiate de leurs découvertes. Avant de vulgariser ces dernières ou de chercher à les commercialiser, ils doivent auparavant en avoir simulé les impacts environnementaux et les conséquences sociétales.

Faire croire que la dissĂ©mination des transgènes ne se fait pas lorsqu’un OGM passe au stade commercial, c’est au mieux nous prendre pour des imbĂ©ciles, au pire ignorer totalement les lois biologiques. D’un point de vue purement scientifique, l’essai de vigne transgĂ©nique rĂ©sistante au court nouĂ© a dĂ©jĂ  dĂ©montrĂ© des contradictions majeures. Sans fleurs ni raisins qui n’auraient pu ĂŞtre laissĂ©s qu’en milieu confinĂ©, cet essai ne pouvait en effet donner aucun rĂ©sultat scientifique valable sur les risques de transmission de l’OGM au raisin et au vin, ni sur son efficacitĂ© dans la lutte contre le court nouĂ© après la floraison de la vigne. Par ailleurs, il n’a jamais Ă©tĂ© question d’évaluer les atteintes au terroir, notamment la modification de la microbiologie du sol et des levures. Le passage du transgène du porte-greffe au greffon a aussi dĂ©jĂ  Ă©tĂ© constatĂ©. P ourquoi l’INRA, financĂ© par nos impĂ´ts, affiche-t-il publiquement le contraire de certains rĂ©sultats ayant un lien avec certains risques de contamination ?

En effet, le transgène prĂ©sent dans cette vigne Ă©tant un gène viral, il offre la possibilitĂ© au virus infectant (court nouĂ© ou autre virus) d’échanger une partie de son ADN avec celui du transgène. Il s’agit du phĂ©nomène de recombinaison, qui a lieu avec une très grande efficacitĂ© chez les virus, et qui peut conduire Ă  l’apparition de virus nouveaux, dits « recombinants », Ă  pouvoir pathogène plus Ă©levĂ©. Cette vigne reprĂ©sente donc un vĂ©ritable rĂ©servoir Ă  virus recombinants dont on ne maĂ®trise rien et qui vont pouvoir se propager dans la nature.

La planète n’est pas une paillasse de laboratoire.

Actuellement, l’Europe finance l’arrachage définitif de 400 000 hectares de vignes, car nous sommes dans un contexte de surproduction chronique de vin.

L’uniformisation des mĂ©thodes de production, celle des terroirs et des vins, sera-t-elle alors un facteur dĂ©terminant pour rĂ©soudre la crise viticole ? Nous en doutons très fortement, et il nous semble, bien au contraire, que c’est la diversitĂ© des agrosystèmes qui protège les producteurs de la concurrence en leur permettant d’identifier clairement leurs produits autour de cahiers des charges . Certaines pratiques agricoles considèrent notamment de manière qualitative le court nouĂ©, car il rĂ©duit la production et augmente la qualitĂ©.

Cultiver de la vigne transgénique en plein champ sur une maladie qui ne menace pas la production française vise donc à l’acceptation sociale des vignes OGM en France.

Les OGM menacent l’ensemble des régions viticoles, patrimoine français exceptionnel.

Pour nous, le passage beaucoup trop rapide de la technologie OGM Ă  un niveau industriel est hautement rĂ©vĂ©lateur de cette nouvelle approche relativement totalitaire : il s’agit bien ici, de nous imposer le plus rapidement possible les OGM Ă  travers un dispositif de recherche totalement « bunkĂ©risĂ© ». Un dispositif aliĂ©nant qui empĂŞche, on l’a vu avec l’Espagne, toute autre forme de progrès et de diffĂ©renciation.

Plus personne n’est dupe sur les finalitĂ©s pratiques du dĂ©veloppement des technologies OGM. A moins que l’on cherche Ă  nous les faire accepter par tous les moyens. Mais alors, qu’est ce que la dĂ©mocratie : est-ce l’art de faire accepter ou celui de respecter et de reprĂ©senter ce qui profite Ă  l’intĂ©rĂŞt gĂ©nĂ©ral ?

Un tel enjeu dĂ©mocratique ne peut faire l’économie d’un vrai dĂ©bat, ni de dĂ©cisions courageuses, afin de respecter la volontĂ©, sinon les doutes, de la population. Les effets nĂ©fastes des OGM agricoles sont avĂ©rĂ©s, ils ont depuis longtemps dĂ©montrĂ© qu’ils n’étaient pas conçus pour le bien des hommes et des Ă©cosystèmes, mais pour ce qui fait leur raison d’exister : remplir les comptes en banque des actionnaires de l’agrochimie et de la gĂ©nĂ©tique.

Quant au fait d’abandonner l’expertise et la maĂ®trise des OGM aux multinationales, la question est plutĂ´t la suivante : voulons-nous suivre cet exemple qui a condamnĂ© des paysanneries riches de savoir-faire et de diversitĂ©, et qui conduit Ă  une dĂ©pendance totale

vis-Ă -vis de l’industrie des pesticides ?

Voulons-nous que les campagnes françaises ne soient plus vouĂ©es, Ă  terme, qu’aux seules cultures transgĂ©niques ?

Les OGM sont finalement un projet de société à part entière qui lègue des contaminations irréversibles aux générations futures. Reste à savoir si la société civile pourra ou non participer à ce choix, si on le lui permet.

En attendant que la classe politique fasse son travail, et parce que les rouages de la démocratie ne traduisent plus les aspirations de la société, la nécessité fait loi, et la désobéissance civile s’invite pour faire entendre cette voix.

25 août 2010,

Le Collectif des Faucheurs Volontaires d’OGM
Pour plus d’informations, un de nos sites Internet régulièrement mis à jour :

jeudi 26 août 2010

APPEL AUX CITOYENS et Ă  LA SOCIETE CIVILE

Pour défendre les valeurs de la République, l’heure est à l’insoumission à la politique de Sarkozy

Nous, institutrices et instituteurs de la RĂ©publique, depuis deux ans, sommes entrĂ©s en rĂ©sistance et en dĂ©sobĂ©issance pour dĂ©fendre l’école publique Ă©branlĂ©e dans ses fondements par des « rĂ©formes » contraires Ă  l’intĂ©rĂŞt supĂ©rieur de l’enfant. Aujourd’hui, l’idĂ©ologie d’un parti extrĂ©miste aux solutions discriminatoires a pĂ©nĂ©trĂ© les sphères du pouvoir. Sous couvert de lutte contre l’insĂ©curitĂ© et la dĂ©linquance, des lois contraires Ă  l’esprit de notre RĂ©publique ont Ă©tĂ© votĂ©es, d’autres le seront certainement prochainement. Des dĂ©cisions visant Ă  stigmatiser et exclure certaines catĂ©gories de la population crĂ©ent un climat de tension insupportable. MĂŞme si elles visent Ă  masquer l’échec d’une politique Ă©conomique et sociale qui pĂ©nalise les plus faibles, toutes ces mesures constituent d’abord une menace pour la dĂ©mocratie et la paix civile.


Par l’abus de pouvoir d’un homme et d’un gouvernement dévot, l’Etat de droit est aujourd’hui en danger. Or, c’est de notre silence, de notre résignation, de notre passivité et de notre soumission que ce pouvoir autoritaire et brutal tient sa force. Il est temps d’enrayer cette machine infernale. A tous les citoyens, à toutes les forces vives de notre République, nous lançons un appel pressant à se déclarer en insoumission ouverte à cette politique immorale et dangereuse pour défendre les valeurs et les institutions républicaines qui sont bafouées par des lois et décrets contraires à la dignité humaine et à l’égalité des citoyens devant la loi.

L’affichage public et massif de cette dissidence civile, éthique et responsable, signera l’échec de ce pouvoir à régenter les esprits, à gouverner par la peur et à imposer ses lois anti républicaines et ses réformes anti sociales.

Notre démocratie a besoin de respirer. Elle a plus que jamais besoin de citoyens libres, éclairés et responsables qui sachent faire prévaloir les exigences de la conscience et de la raison pour bâtir une société plus juste, plus tolérante et plus solidaire.

DĂ©sormais, notre devoir Ă  toutes et Ă  tous est de ne pas ĂŞtre complice de cette rĂ©gression dĂ©mocratique et sociale et de construire, dès aujourd’hui, un avenir porteur d’espĂ©rance pour tous. Ensemble, nous le pouvons si nous le dĂ©cidons ! Nous appelons les citoyens, les associations, les partis, les syndicats et toutes les forces de la sociĂ©tĂ© civile Ă  rejoindre le mouvement de rĂ©sistance civique aux lois anti rĂ©publicaines qui dĂ©shonorent notre pays, Ă  diffuser largement cet appel et Ă  participer massivement aux rassemblements du 4 septembre partout en France .

Réseau des enseignants du primaire en résistance lien

dimanche 4 juillet 2010

Le WoerthGate est un Sarkogate


165ème semaine de Sarkofrance. Sarkozy a bien tenté de riposter, de protéger son fidèle trésorier. Il a dû lâcher quelques annonces de rigueur pour corriger l'image d'un gouvernement en déconfiture morale. Fillon a demandé à ses ministres de faire front. Mais l'avalanche de révélations quotidiennes n'a pas ralenti son rythme. Eric Woerth est devenu la nouvelle icône des relations troubles entre la Sarkofrance et les forces de l'argent. Les coulisses de la mandature Sarkozy se dévoilent jour après jour.
Votez, votez, pour mieux vous faire ensarkozer!!! lire

lundi 12 avril 2010

le syndicat le plus écolo !! n'est pas celui que l'on croit! le plus facho non plus!


Un sondage de l’institut CSA pour Liaisons Sociales analyse le vote aux Ă©lections rĂ©gionales en fonction de la proximitĂ© syndicale. Cette enquĂŞte, rĂ©alisĂ©e auprès d’un Ă©chantillon de 2000 personnes, rĂ©vèle quelques petites surprises. Si les sympathisants des syndicats s’abstiennent plutĂ´t moins que les autres, les cadres de la CFE-CGC sont parmi les plus nombreux Ă  ne pas ĂŞtre allĂ©s voter au 1er tour (avec ceux de FO). Une attitude qui tranche avec le profil type des abstentionnistes : peu diplĂ´mĂ©s, avec des petits revenus et issus des classes populaires. Mais cet abstentionnisme des cadres s’explique d’une autre manière : c’est Ă©galement parmi la CFE-CGC que l’on retrouve le plus grand nombre de votes pour Sarkozy en 2007, donc la plus grande cohorte de déçus. Les listes de droite arrivent cependant encore en tĂŞte chez les sympathisants CFE-CGC et CFTC. C’est chez cette dernière que l’on retrouve le plus de voix pour le Modem (9%).

Les sympathisants de la CGT, de la CFDT et de Solidaires (Sud) ont, au contraire, très majoritairement choisi une liste de gauche. Le syndicat le plus Ă©colo est Solidaires (26% pour Europe Ă©cologie) devant la CFDT. Le Front de gauche n’a attirĂ© que 16% des sympathisants CGT. C’est d’ailleurs Ă  la CGT que le PS rĂ©alise son meilleur score (42%), tout syndicat confondu, y compris la CFDT. Enfin, si les listes de gauche – principalement PS – arrivent en tĂŞte au sein de FO, c’est chez les proches de ce syndicat que le FN rĂ©alise son meilleure score, avec 17%. Ce sondage permet de montrer les grandes tendances politiques Ă  l’œuvre dans le monde du travail. Problème : l’étude n’indique pas, sur l’ensemble des personnes interrogĂ©es, combien se dĂ©clarent proches d’un syndicat.

mercredi 7 avril 2010

Les emplois verts sont-ls trop chers ? Bernard Maris - économiste

Une bonne nouvelle ce matin, l’économie verte, ça existe, et ça crĂ©e des emplois, des emplois verts. Par exemple on a essayĂ© de calculer le nombre d’emplois créés suite Ă  une rĂ©duction des Ă©missions de CO 2 de 30% Ă  horizon 2020 : on arrive Ă  une crĂ©ation nette de 620 000 emplois. Je dis bien nette. C’est le Cired, le centre international sur l’environnement et le dĂ©veloppement, qui propose ces chiffres. Le Cired est liĂ© Ă  l’Ecole des Hautes Etudes en sciences sociales et au CNrS. Des gens sĂ©rieux.

Et des emplois sont dĂ©truits Des emplois sont dĂ©truits dans l’automobile, mais beaucoup plus sont créés dans le bâtiment par exemple. C’est d’ailleurs le bâtiment qui sera le plus gros crĂ©ateur d’emploi, et c’est une bonne chose, car les activitĂ©s du bâtiment ne sont pas facilement dĂ©localisables. Et le secteur du bâtiment vert est un secteur qui devrait engendrer beaucoup de vocations d’artisans : lĂ  encore, il s’agit d’emplois non dĂ©localisables. MĂŞme certains redoutent l’arrivĂ©e du plombier polonais vert... Remarquons que tout emploi est susceptible de verdir : un vendeur de chaudières au bois est vert, un vendeur de chaudières au fioul est noir. Un vendeur de scooter est noir, un vendeur de scooter Ă©lectrique est vert. Mais les mĂ©tiers ne sont pas franchement diffĂ©rents. En plus, on devrait promouvoir la filière bois, sachant que la forĂŞt est un des atouts de la France. Conclusion : L’emploi vert est très diversifiĂ©. Il y a aujourd’hui environ 400 000 emplois verts en France.
Et du cotĂ© de l’énergie Du cotĂ© de l’énergie, l’éolien et le solaire seront de gros fournisseurs d’emplois. L’éolien c’est 7 Ă  8000 emplois, et l’industrie française progresse : le premier fabricant de roulements d’éoliennes est français, EADs est en train de s’installer sur le marchĂ© des pales. Si les objectifs du Grenelle de l’environnement sont respectĂ©s, le nombre d’emplois devait ĂŞtre multipliĂ© par 6 d’ici 2020. Mais le problème de l’éolien c’est plutĂ´t la fronde parlementaire emmenĂ©e par le dĂ©putĂ© Ollier, avec des amendements au Grenelle de l’environnement qui, s’ils sont votĂ©s, empĂŞcheront l’extension du parc des Ă©oliennes. Le Grenelle de l’environnement prĂ©voit que l’énergie renouvelable pèsera 23% de l’énergie totale d’ici 2020.
Pourquoi en veut-on Ă  l’éolien ? Il paraĂ®t que ce n’est pas esthĂ©tique. C’est une farce. Quand on voit la beautĂ© des centrales nuclĂ©aires ou des lignes Ă  haute tension. La vĂ©ritĂ© c’est que le Grenelle de l’environnement impliquera, si ses objectifs sont atteints, plus de 400 milliards d’euros d’investissement... C’est beaucoup. Certains ont peut ĂŞtre envie de rĂ©cupĂ©rer ces sous. Veut-on ou non sauver ce Grenelle ? Telle est la question.

vendredi 15 janvier 2010

Provocation sur fond de contrefaçon

Le communiqué de Blanche Magarinos-Rey, avocate de Kokopelli, est disponible sur le blog de kokopelli

Dans son catalogue de printemps 2010, la société GRAINES BAUMAUX propose à la vente, en page 491, un mélange de 15 variétés de tomates que son dirigeant a choisi d’appeler "TOMATE KOKOPELLI", cette appellation étant suivi d’un petit signe © indiquant qu’il est propriétaire de la marque.

Cette initiative, de la part d’un adversaire judiciaire notoire, a semé le doute et la confusion dans les esprits des adhérents, clients et sympathisants de l’association, qui ont demandé à ce qu’un éclaircissement soit donné sur la réalité de cette incompréhensible et absurde assimilation des tendances.


En effet, le procès initié depuis décembre 2005 par la société BAUMAUX contre l’association KOKOPELLI est toujours en cours. Dans celui-ci, aujourd’hui au stade de l’appel, BAUMAUX se fait redresseur de torts et, sans pouvoir démontrer aucun préjudice lié aux activités de l’association, réclame l’application stricte de la législation sur l’inscription des semences au catalogue officiel. Prenant ainsi le rôle du Ministère Public, et sortant du cadre de la concurrence déloyale sur laquelle il prétend se baser, il remet ainsi en scène le triste procès qu’a mené l’Etat contre l’association KOKOPELLI pendant plus de quatre ans, et qui s’est conclu récemment, en Cour de Cassation, par la condamnation de l’association à plus de 17.000 € d’amende.

Non content vraisemblablement des conditions d’exécution de cette condamnation, qui a vu certains membres du gouvernement qualifier de "service public" le travail de KOKOPELLI et l’Etat renoncer au recouvrement de l’amende, la société BAUMAUX réclame aujourd’hui à l’association quelques 100.000 € de dommages-intérêts, ainsi que la cessation de ses activités.

C’est donc un véritable acharnement que subit ici, par ce nouveau procès, l’association KOKOPELLI.



Mais le dépôt de la marque "TOMATE KOKOPELLI" par son propre adversaire constitue une étape nouvelle dans cette croisade contre le travail de diffusion de la biodiversité agricole et de l’autonomie semencière que réalise l’association.

Or, renseignements pris auprès de l’Institut National de la Propriété Intellectuelle, le dépôt de la marque "TOMATE KOKOPELLI" par la société BAUMAUX remonte au 31 octobre 2007, soit lorsque le procès initié par celle-ci battait son plein en première instance.

Pour cet enregistrement de marque, la société BAUMAUX ne pourra dès lors pas arguer de sa bonne foi, c’est une évidence. Pire encore, réalisé dans l’intention de nuire, il doit être considéré comme frauduleux, au sens de notre jurisprudence en la matière.

Mais ce qui est plus grave, dans la mesure oĂą l’association KOKOPELLI bĂ©nĂ©ficie, Ă  n’en pas douter, d’une « marque notoirement connue », cet enregistrement est Ă©galement constitutif d’un acte de contrefaçon, qui est un dĂ©lit pĂ©nal puni de quatre ans d’emprisonnement et de 400.000 euros d’amende.

On s’interroge donc sur les raisons qui ont poussé la société BAUMAUX à de telles extrémités.

En définitive, cette démarche outrancière s’apparente à de la provocation pure et simple, à laquelle le pacifisme de KOKOPELLI hésite à répondre. Cependant, la société BAUMAUX a peut-être prévu, dans le cadre d’une nouvelle procédure judiciaire, d’interdire à l’association d’utiliser sa propre dénomination…?

Enfin, et pour couronner le tout, il est encore affligeant de constater que la marque dĂ©posĂ©e par BAUMAUX l’a Ă©tĂ© pour deux catĂ©gories : les semences, d’une part, et les produits "phytosanitaires", de l’autre.

Alors, Monsieur BAUMAUX, pour quand avez-vous programmé la sortie des "Pesticides KOKOPELLI"?

   Blanche MAGARINOS-REY.
   Avocate au Barreau de Brest

samedi 2 janvier 2010

Désobéissance pédagogique : l’appel à l’insurrection des consciences d’Alain Refalo


ÉDUCATION. Alain Refalo, 45 ans, l’instituteur de Colomiers (Haute Garonne) initiateur du mouvement de désobéissance pédagogique chez les enseignants du primaire, publie, le 14 janvier prochain, à la veille des évaluations nationales des élèves de CM2, un ouvrage consacré à cette lutte inédite dans l’Education Nationale.
entretien libetoulouse

mardi 1 décembre 2009

les vrais raisons de la grippe??

Le vrai CV de Roselyne Bachelot

Sur le site du Ministère de la SantĂ©, Roselyne Bachelot oublie un dĂ©tail dans son CV : ses douze annĂ©es passĂ©es au service de l'industrie pharmaceutique. Mais qu’a-t-elle fait, exactement, pour SoguiPharm, Ici-Pharma, Astra-Zaneca ? Le plus simple, c'Ă©tait de lui demander. Sauf que la ministre se fâche et s’échappe en courant...
fakir

jeudi 12 novembre 2009

Les Français, champions du monde de l’anticapitalisme ? Par Ivan du Roy

C’est un sondage qui le dit. De la BBC britannique de surcroĂ®t. 29.000 personnes dans 27 pays ont Ă©tĂ© interrogĂ©es sur leur perception du capitalisme, des États-Unis au Pakistan, en passant par la France, l’Espagne ou l’Allemagne. Les rĂ©sultats ont Ă©tĂ© publiĂ©s le 9 novembre : les deux tiers des personnes interrogĂ©es souhaitent que leurs gouvernements mettent en Ĺ“uvre une meilleure redistribution des richesses. Plus de la moitiĂ© demandent Ă  ce que les États jouent un plus grand rĂ´le pour rĂ©guler les marchĂ©s. Pourtant cela ne se traduit pas , en France , dans les faits. Sarko fait passer ses rĂ©formes ultra libĂ©rales en force sans que l'opposition institutionnelle s'en Ă©meuve beaucoup. Et la division des gauches ne laisse pas espĂ©rer dans un avenir proche beaucoup d'espoirs. Il semble que pour tous les chefs de files de cette gauche, les enjeux de pouvoirs soient plus important que la remise en question dans le fond de ce capitalisme qui mĂ©prise les gens et l'environnement.


Les Français, les Mexicains et les BrĂ©siliens sont les plus « radicaux » : ils sont respectivement 43%, 38% et 35% Ă  souhaiter qu’un nouveau modèle Ă©conomique voit le jour face au « capitalisme de libre marchĂ© » (« Capitalism free market »). Ils sont près de 30% en Espagne, 20% en Grande-Bretagne et moins de 10% en Allemagne. La grande majoritĂ© estime cependant que le capitalisme pose des problèmes qui peuvent ĂŞtre rĂ©solus par des rĂ©formes et une rĂ©gulation. Une minoritĂ©, importante aux États-Unis et – paradoxe – au Pakistan, estime que le capitalisme fonctionne correctement et que de plus grandes rĂ©gulations affaibliraient son efficacitĂ©.

Vingt ans après la chute du Mur de Berlin, le système capitaliste est donc loin d’emporter une adhésion enthousiaste, au Nord comme au Sud. Ce serait plutôt une grande insatisfaction. Reste à savoir sur quoi celle-ci débouchera. basta

mardi 27 octobre 2009

Ecologiste de gauche par Jérome Gleizes

L'écologie et la gauche entretiennent des relations conflictuelles renvoyant chaque fois à la définition de ces deux identités, être écologiste et/ou de gauche. A ce conflit d'identité, certaines et certains préfèrent se contenter de dire que l'écologie est une troisième voie distincte de la gauche et de la droite. Cette approche d'un point de vue logique peut avoir son intérêt, surtout pour des écologistes, celui du refus des logiques binaires par l'introduction d'un tiers exclu, idée qui a été popularisée par la série de romans de science-fiction Le cycle du Non-A de A.E Van Vogt.

Mais d'un point de vue politique, cette nĂ©gation du conflit gauche/droite est peu dĂ©fendable, sauf pour des personnes dĂ©connectĂ©es de la vie en sociĂ©tĂ©. La diffĂ©rence entre la droite et la gauche n'est pas que le fruit d'une opposition idĂ©ologique mais le rĂ©sultat d'une histoire conflictuelle ancienne et mouvante, conforme Ă  la dialectique du maĂ®tre et de l'esclave de Hegel oĂą lorsque l'esclave renverse le maĂ®tre, il produit une autre forme de domination en l'inversant. Les aliĂ©nĂ©s et les dominĂ©s d'hier peuvent devenir les dominateurs de demain. De plus, l'aliĂ©nation et la domination ne se limitent pas Ă  un conflit capital/travail comme certains marxistes ont voulu le rĂ©sumer pour en faire le conflit principal. Le patriarcat est une autre forme de domination, bien plus ancienne. Le colonialisme, aussi. Si la domination comme l'exploitation est facile Ă  voir et donc Ă  combattre, l'aliĂ©nation est plus difficile. Parmi ces aliĂ©nations, celle causĂ©e par le fĂ©tichisme de la marchandise intĂ©resse particulièrement les Ă©cologistes. Ce fĂ©tichisme fait croire que les Ă©changes marchands sont de simples Ă©changes entre des marchandises or en fait il cache des rapports sociaux. Une marchandise n'est jamais « naturellement » Ă©changeable. Elle est le rĂ©sultat de rapports sociaux qui rendent cet Ă©change possible tant en le produisant qu'en le dĂ©sirant comme consommation.

Historiquement, ĂŞtre de gauche, c'est d'ĂŞtre dans le camp de celles et ceux qui refusent l'ordre « naturel » du monde, qu'il le combatte. Cela a pu ĂŞtre des dĂ©mocrates contre les monarchistes, des syndicalistes contre des patrons exploiteurs, des fĂ©ministes contre des machistes... Par contre, quand nous entrons dans le dĂ©tails des luttes d'Ă©mancipations, il est plus difficile de dĂ©finir des camps distincts car les prioritĂ©s des luttes varient selon les stratĂ©gies. Le conflit gauche/droite ne peut pas ainsi se limiter Ă  une opposition libĂ©raux/anti-libĂ©raux.

Ainsi, en simplifiant la révolution française, elle a été caractérisée de révolution bourgeoise car l'objectif premier étant de faire tomber la monarchie, ce fut une alliance entre ce qu'aujourd'hui on appellerait des libéraux et la gauche. A l'inverse, en France, la force de Sarkozy est d'avoir réussi à réunifier les droites, légitimistes, orléanistes et libérales.

ĂŠtre Ă©cologiste c'est considĂ©rer qu'il faut tenir compte des rapports entre les ĂŞtres humains et la nature, que la nature ne peut pas ĂŞtre simplement et facilement domestiquĂ©e. Cette prise en compte du rapport nature/ĂŞtres humains peut ĂŞtre très variable. L'extrĂŞme est celle qui considère que l'ĂŞtre humain est un danger pour la nature et qui dĂ©veloppe une Ă©cologie misanthrope, pouvant aller jusqu'Ă  dĂ©sirer une extermination de l'humanitĂ©. Une Ă©cologie de droite existe. Elle dĂ©veloppe une vision conservatrice de la nature. A l'inverse, une Ă©cologie libĂ©rale est un oxymore. Comment peut-on avoir simultanĂ©ment la prise en compte du rapport nature/ĂŞtre humain et la croyance que laisser fonctionner les marchĂ©s permet d'atteindre des Ă©quilibres soutenables Ă©cologiquement ? L'Ă©cologique est fondamentalement anti-productiviste et par exemple la lutte contre le rĂ©chauffement climatique ne pourrait se contenter de simples mĂ©canismes de marchĂ©.

Ces quelques points Ă©tant brièvement rappelĂ©s, quelles considĂ©rations politiques en tirer ? Tout d'abord, il ne faut pas confondre le clivage gauche/droite avec sa reprĂ©sentation partidaire. Ce n'est pas parce que le PS a pu mener des politiques libĂ©rales, productivistes, que le clivage gauche/droite a disparu avec les diffĂ©rentes formes de dominations et d'aliĂ©nations. Il faut distinguer le projet de la stratĂ©gie. La dĂ©finition et la construction d'un projet politique Ă©cologiste est prioritaire car il n'y a aucune Ă©vidence dans les idĂ©es Ă©cologistes. Il faut expliquer, construire continuellement, expliquer que lutter pour la biodiversitĂ© est tout aussi important que lutter contre l'exploitation des ouvriers mais si cela renvoie Ă  des registres diffĂ©rents, que dĂ©fendre un environnement sain, n'est pas une question de cadre de vie mais une question de survie des Ă©cosystèmes, que lutter contre les discriminations est aussi important que lutter contre la souffrance animale... La bataille des idĂ©es est cruciale Ă  gauche car la force du conservatisme, c'est qu'il est toujours plus facile de prĂ©server un quotidien que l'on connaĂ®t que d'inventer un futur, par dĂ©finition inconnu. Il faut donc toujours convaincre.

La stratégie est importante car elle détermine les priorités, la nature des compromis à trouver et les partenaires de celles-ci. Désigner un adversaire politique ne suffit pas à le battre. Il faut définir aussi la stratégie pour y parvenir.

Être écologiste et de gauche, c'est être dans le camp de celles et ceux qui refusent l'ordre "naturel" du monde, combattre toutes les formes de domination. C'est assumer une rupture avec les pensées traditionnelles de gauche et de droite (productivisme, technoscience...) tout en posant qu'une réelle prise en compte du rapport nature/être humain est incompatible avec le processus d'accumulation du capital dans un monde fini.

Jérôme Gleizes alter ecolo

lundi 26 octobre 2009

Le PC s'émancipe du PS???

Le Parti communiste a voté à une large majorité pour des listes autonomes au premier tour, au sein du Front de gauche. Des accords locaux avec le PS ne sont cependant pas exclus dans certaines régions.

Ce qui pourrait apparaitre pour une bonne nouvelle pour une gauche plus dynamique, Ă  de grande chance en Midi PyrĂ©nĂ©es de rester lettre morte. La nĂ©cessite lĂ©gitime pour le PC en rĂ©gion de faire vivre ses structures passe par des Ă©lus donc : accords avec le PS dĂ©s le premier tour. N'anticipons pas , pourtant l'alternative d'une vĂ©ritable gauche Ă©cologique de rupture avec la pensĂ©e libĂ©rale centre droit,centre gauche serait un ballon d'oxygène pour toute une frange des citoyens de gauche qui ne se retrouvent pas dans les propositions ne nos Ă©lites bien pensantes
Élite qui ne pense la misère que dans les favelas sud américaine ou sur le continent africain, constat auquel personne ne peut échapper, mais qui refuse de voir la désespérance sous leurs propres fenêtres.Article OBS

mardi 6 octobre 2009

L’appel des « écosyndicalistes »

L’écologie est-elle compatible avec le syndicalisme ? Trop longtemps, les syndicats ont vu l’écologie comme une menace pour certains secteurs industriels et leurs emplois. Le nuclĂ©aire par exemple, l’industrie automobile ou encore l’agriculture.


Les choses bougent. Un rĂ©seau de syndicalistes est en train de se crĂ©er pour organiser un « dĂ©bat public sur la question Ă©cologique dans le mouvement syndical et plus gĂ©nĂ©ralement dans le monde du travail ». Pour que l’écologie ne soit pas le domaine rĂ©servĂ© « des classes aisĂ©es des centres ville ». « C’est dans les entreprises que nous devons affronter les consĂ©quences du productivisme : amiante, pollution chimique, air polluĂ©, ondes Ă©lectromagnĂ©tiques… »
Nous, salarié-e-s du privé et du public, paysans, chômeurs, précaires, retraité(e)s, militant(e) syndicaux issu(e)s des diverses confédérations, considérant que :lire la suite
appel des écosyndicalites pétition ou appel copenhague 2009

dimanche 13 septembre 2009

la démocratisation des "prépa" et des grandes écoles:un leurre


A grand renfort de publicitĂ©, le gouvernement a cĂ©lĂ©brĂ©, en cette pĂ©riode de rentrĂ©e scolaire, l’ouverture sans prĂ©cĂ©dent des classes prĂ©paratoires aux enfants des classes populaires. L’indicateur retenu ? La part des Ă©lèves boursiers, qui franchirait cette annĂ©e la barre des 30% dans ces filières très prisĂ©es, conduisant aux grandes Ă©coles.HĂ©las, plusieurs Ă©lĂ©ments devraient inciter les ministres concernĂ©s Ă  modĂ©rer leur enthousiasme.

les chiffres sont là pour nous rappeler la réalité: si 21% des enfants d’enseignants ou de père exerçant une profession libérale accèdent aux grandes écoles, la proportion est de 0,8% pour les enfants d’ouvriers non qualifiés, de 1% pour les enfants d’ouvriers qualifiés et de moins de 4% pour les enfants d’employés. De surcroit, si les grandes écoles se sont timidement ouvertes dans les années 1960 et 1970, elles se referment à nouveau depuis, contrairement aux troisièmes cycles universitaires qui poursuivent leur (lent) mouvement de démocratisation. Dès lors, difficile de ne pas encourager des dispositifs destinés à ouvrir davantage l’accès aux grandes écoles.
lire l'article de Camille Peugny:

samedi 1 août 2009

Tembec: chute des revenus et hausse de la perte

Toujours affectée par un contexte difficile, la forestière Tembec (T.TBC) a enregistré une perte nette de 38 millions $ au cours de son troisième trimestre terminé le 27 juin dernier, en hausse par rapport à celle de 27 millions $ inscrites à ses livres un an plus tôt.

Le chiffre d'affaires trimestriel de la compagnie est pour sa part passé de 609 millions $ l'an dernier, à 407 millions $ cette année.

Les résultats du trimestre de juin affichent une certaine amélioration par rapport à ceux de mars mais sont quand même faibles, a expliqué Tembec en publiant ses résultats jeudi, ajoutant que le renforcement du dollar canadien, la détérioration du marché du papier journal et la mollesse de la demande de pâte et de bois d'oeuvre ont eu des effets négatifs sur le rendement financier.
Pour l'avenir prévisible, Tembec s'attend à ce que le contexte économique continue de présenter des défis, soit, notamment, un marché du bois d'oeuvre difficile et des prix faibles pour le papier journal.
Considérant les défis continus soulevés par l'environnement actuel d'opération et l'effet sur les flux de trésorerie, la compagnie dit avoir mis l'emphase sur des activités visant à maintenir et à augmenter ses liquidités qui s'élèvent actuellement approximativement à 150 millions $, pratiquement inchangées par rapport au dernier trimestre.
En conséquence, un certain nombre d'initiatives visant à augmenter les liquidités ont été lancées dans le but de produire un montant supplémentaire de 86 millions $ au cours des 12 prochains mois, a indiqué Tembec dans le communiqué accompagnant ses résultats, ajoutant que certaines initiatives additionnelles sont également en cours d'évaluation actuellement. Ces mesures sont nécessaires étant donné la volatilité du dollar américain et des prix des produits, estime la compagnie.
Tembec prévoit en outre que de nouvelles baisses de production considérables seront nécessaires avant que les prix du papier journal ne s'améliorent.
Tembec est un producteur forestier spécialisé dans la production de bois d'oeuvre, de pâtes et de papiers. Ses installations sont situées principalement au Canada et en France.

jeudi 16 juillet 2009

Une militante des droits assassinée

Natalya Estemirova, qui travaillait pour l'organisation non gouvernementale russe Memorial, a été retrouvée morte mercredi dans la république d'Ingouchie. Elle avait été enlevée quelques heures plus tôt par des inconnus, près de chez elle, à Grozny, en Tchétchénie.

Natalya Estemirova, âgée d'une quarantaine d'années, enquêtait sur les crimes commis par les forces russes en Tchétchénie depuis 1999.
Elle était une proche de la journaliste Anna Politkovskaïa, qui enquêtait elle aussi sur les crimes commis en Tchétchénie, et qui a été assassinée à Moscou en 2006. Elle avait aussi collaboré avec l'avocat Stanislas Markelov, qui avait représenté Anna Politkovskaïa, et qui a lui aussi été abattu dans la capitale russe, en janvier dernier.
Selon l'ONG Human Rights Watch, Natalya Estemirova travaillait actuellement sur des dossiers extrêmement délicats de violations des droits de la personne en Tchétchénie.
Quelques heures avant son assassinat, des organisations de défense des droits de la personne avaient présenté à Moscou un rapport avec lequel ils demandaient l'inculpation du premier ministre et ancien président russe Vladimir Poutine ainsi que d'autres hauts responsables du pays, pour les crimes commis lors de deux guerres de Tchétchénie, survenues depuis 15 ans.
En Russie les régimes passent, les méthodes restent, bâillonner la société civile et la démocratie par la violence , reste la meilleure manière pour les apparatchiks de rester aux commandes d'un gouvernement aux méthodes mafieuses.