Vert Comminges

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lundi 6 septembre 2010

Washington envisage de modifier le climat terrestre


Voltaire
Les États-Unis étudient actuellement 7 techniques différentes de geoengineering, c’est-à-dire de modification du climat de la Terre si celui-ci continuait à se réchauffer.

Il s’agit pour le moment de recherches et l’efficacité de ces méthodes reste à prouver. Quoi qu’il en soit, le Congrès réfléchit déjà à leur impact éventuel au plan environnemental et économique.

Le sujet étant rarement traité, ce document fournit une synthèse utile sur le sujet.
rapport

samedi 30 janvier 2010

Paysans contre business vert par Adrien Trocmé

A Jutichan au Mexique, des parcs éoliens fleurissent dans les champs. Au détriment des paysans, que les multinationales étrangères ne prennent guère en considération. Témoignage vidéo de ces dérives d’un capitalisme vert, plus attiré par les profits que par le respect de l’environnement et des populations locales.


A Juchitán, dans l’isthme du Mexique, le vent ne se repose jamais. Un souffle d’air chaud fait claquer les portes et secoue violemment les arbres. Les habitants comme la nature se sont adaptés à cette tempête permanente. Les femmes maintiennent leur coiffure en ordre en usant de gel. Le maïs s’est rétréci pour mieux résister aux rafales continuelles. Cette rareté climatique a attiré les entreprises développant les énergies alternatives. Et peu à peu sont sortis de terre des parcs entiers d’éoliennes. Il y en a actuellement 500. Ils projettent d’en implanter 5000 au total. Un business vert encouragé par le marché des droits d’émission de CO2.
la suite Basta

samedi 9 janvier 2010

le Canard Sauvage la cuisine écologiste des 40 ans passées


40 ans d’écologie dans la presse : pour fĂŞter cet anniversaire, l’association des Journaliste Ă©crivains pour la nature et l’environnement publie un numĂ©ro spĂ©cial du "Canard Sauvage".
JNE
Cette revue de presse démontre, cela est nécessaire, que les thèmes qui semblent émerger aujourd'hui sur les problèmes environnementaux étaient déjà tous présents dans les médias ces 40 dernières années.
L'effet marketing économique et politique qui surfe sur la vague verte doit nous rendre vigilant, car c'est notre mode de fonctionnement qu'il faut changer et se refuser en courbant l'échine d'accompagner le capitalisme vert.
L'évidence pour les vieux écolos dont je fais parti que le libéralisme économique est incompatible avec l'écologie ne semble pas partagé par les jeunes générations.
Baignées dans l'opulence et le consumérisme malgré eux, les jeunes ne peuvent pas envisager que l'essentiel repose sur un partage réel de nos ressources qui deviennent de plus en plus rares.
Que le plaisir compréhensible que procure les nouvelles technologies n'a jamais fait pousser les carottes et la croyance post Marxiste du progrès par la science ne résoudra pas la faim dans le monde si les terres agricoles commencent à manquer et le réchauffement climatique si nous continuons à consommer sur le mode occidental: __Même si les produits sont BIOS compatibles __
asso.jne@free.fr <asso.jne@free.fr> pour trouver le Canard Sauvage

mardi 29 décembre 2009

Béatitude écologique en milieu tempéré

Un unanimisme béat frappe la planète. La production du consensus mou tourne à plein régime. Il n’est pas un parti, une organisation, une personnalité en vue qui ne pratique pas le “greenwashing”. Ce spectaculaire exercice de funambulisme consistant en dépit du bon sens, des réalités et surtout de ses propres pratiques à arborer une posture écologique. Les intérêts économiques ont colonisé l’espace environnemental pour en faire une machine émotionnelle. Le summum du “politicaly okay”.
N. Chomsky le fait justement remarquer dans “comprendre le pouvoir”* en prenant l’exemple de l’apartheid en Afrique du Sud, de la guerre du Viet Nam ou des mouvements civiques aux USA. Le capital sait se retourner pour prendre le vent. Tant que cela sert le business. Et dans chacun de ces cas les bonnes causes suivent les dividendes et les projets industriels. Toutes les sociétés participent au greenwashing en investissant sur l’image de la marque. Total, par exemple fait la promotion de l’écologie et de comportements sociétalement et environnementalement responsables, s’inscrivant dans un pacte mondial (voir site). Un mélange d’écologisme et de “droits de l’hommisme” à la guimauve que personne de sérieux ne peut croire. Car le nerf de la guerre, la focalisation de toutes les énergies, c’est le cash et le cours de bourse. Le reste, pour la galerie. Ornée de vert.

Source : Piratages, animĂ© par Vogelsong, se dit «collectif sans ambition politique », ou presque. En fait, c’est l’une des plus brillantes pĂ©pites de la blogosphère anti-sarkozyste. lire

mardi 1 décembre 2009

Sommet de Copenhague


Dossier complet sur Basta

lundi 23 novembre 2009

la neige de culture : un réel « grand écart » entre l’immédiat et le futur en matière de changement climatique


Les grands points d’un rapport livrĂ© par trois hauts fonctionnaires du Conseil gĂ©nĂ©ral de l’Environnement et du DĂ©veloppement durable – Michel BadrĂ©, Jean-Louis Prime, Georges Ribière - sur « La Neige de culture : Etat des lieux et impacts environnementaux, note socio Ă©conomique ». Un rapport qui met en Ă©vidence, entre autres, l’impossibilitĂ© de dresser un bilan sĂ©rieux de l’existant et le manque de conscience des opĂ©rateurs locaux – exploitants ou Ă©lus – face aux risques encourus par leurs destinations Ă  moyen ou long terme. OpĂ©rateurs qui n’ont qu’un seul prisme : celui de la gestion immĂ©diate du champ de neigeenviscope lire le rapport

samedi 1 août 2009

Copenhague 2009

diffusez l'appel


Monsieur le Président,

Au mois de dĂ©cembre de cette annĂ©e se tiendra Ă  Copenhague le Sommet de l’ONU sur le climat. ConfrontĂ©s au pĂ©ril climatique, les dirigeants du monde entier devront parvenir Ă  surmonter leurs divergences d’intĂ©rĂŞts de court terme pour se rassembler autour d’un projet politique mondial fondĂ© sur un constat scientifique objectif et ainsi donner une suite au protocole de Kyoto qui soit Ă  la hauteur des enjeux que nous allons devoir tous ensemble affronter dans les dĂ©cennies Ă  venir. Le rĂ©sultat de cette confĂ©rence dessinera l’avenir climatique de l’humanitĂ©. Or comme le rappelait il y a un an le secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral des Nations Unies Ban Ki-Moon, « nous sommes au bord d’une catastrophe si nous n’agissons pas ».

Acteurs reconnus de la protection de l’environnement, des droits humains et de la solidarité internationale, conscients des responsabilités qui sont les nôtres, nous avons décidé pour la première fois de parler d’une seule voix pour vous exprimer publiquement notre préoccupation et vous appeler à agir avec ambition et détermination lors de la Conférence de Copenhague. Au regard de l’ultimatum climatique auquel l’humanité est confrontée aujourd’hui, Monsieur le Président, vous aurez rendez-vous avec l’Histoire en décembre 2009.

Le réchauffement du système climatique est sans équivoque. L’activité humaine en est la cause. Ses impacts se font déjà ressentir en différents points du globe, notamment par la multiplication des catastrophes climatiques. Si nous n’agissons pas maintenant, ils seront sans aucun doute encore plus dévastateurs. C’est le constat sans appel de 2 500 scientifiques du monde entier qui ont reçu collectivement le Prix Nobel de la Paix en 2007 pour leurs travaux sur le phénomène des changements climatiques. Depuis, de nouveaux éléments scientifiques montrent, chaque jour, que le climat se dérègle au-delà des prévisions les plus pessimistes, avec des conséquences bien plus précoces que prévues et d’ores et déjà visibles.

S’il est encore difficile d’évaluer avec prĂ©cision l’amplitude des impacts, le danger est en revanche dĂ©jĂ  certain. Ecosystèmes ravagĂ©s, variabilitĂ© climatique extrĂŞme, hausse du niveau des ocĂ©ans… : les premières victimes de ces catastrophes en chaĂ®ne sont les populations dĂ©jĂ  vulnĂ©rables en Afrique subsaharienne, en Asie centrale, du Sud Est ou dans de nombreux pays insulaires. La sĂ©curitĂ© alimentaire, l’accès Ă  l’eau ou Ă  la terre sont gravement menacĂ©s et des centaines de millions de personnes risquent d’être poussĂ©es Ă  l’exode, grossissant les rangs de ceux que l’on nomme les « rĂ©fugiĂ©s climatiques ». Dans un monde de crises, nous craignons que la guerre, l’autoritarisme, les inĂ©galitĂ©s, la misère et la souffrance humaine prennent encore un peu plus le pas sur la paix, la dignitĂ© humaine et la dĂ©mocratie.

L’urgence climatique nous commande donc d’agir à la hauteur des périls qui sont devant nous. Nous maîtrisons déjà la plupart des technologies nécessaires pour relever le défi d’un mode de développement qui intègrerait à sa juste mesure l’impératif climatique. De plus, cette rupture avec un modèle de développement hérité d’un passé révolu recèle des opportunités d’économies, d’emplois et d’innovations considérables. Encore faut-il que nous prenions la décision politique de le faire.

Tout d’abord, il faut impérativement parvenir à stopper la croissance des émissions mondiales de gaz à effet de serre d’ici à 2015 avant de les faire décroitre. C’est la seule voie pour limiter le réchauffement des températures bien en-dessous de 2°C, seuil au-delà duquel la capacité à s’adapter de nos sociétés et des écosystèmes est menacée. Pour ce faire, Les pays industrialisés, dont la France, doivent s’engager collectivement à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre d’au moins 40% d’ici à 2020 par rapport à 1990.

Mais cela ne sera pas suffisant. Les pays en développement doivent, eux aussi, mettre en place les politiques industrielles, énergétiques et agricoles qui limiteront la croissance de leurs émissions avant de les réduire, sans compromettre leur légitime aspiration au développement économique et social. L’accord de Copenhague devra permettre à ces pays d’évoluer vers des modèles sobres en carbone. Il devra aussi leur permettre de s’adapter aux conséquences inévitables du changement climatique.

Pour nombre d’entre eux, en particulier les plus vulnérables, ces actions ne pourront se faire sans le soutien financier et technique des pays industrialisés. Les besoins d’ici à 2020 sont évalués à plus de 100 milliards d’euros par an. C’est moins de 10% des dépenses militaires mondiales.

Responsables de la majorité des émissions de gaz à effet de serre aujourd’hui dans l’atmosphère, munis de capacités d’action plus fortes, les pays industrialisés portent la responsabilité morale, légale et économique de mener le combat contre le dérèglement du climat. Monsieur le Président, vous vous devez de prendre la tête de ce combat qui est sans aucun doute l’enjeu de ce siècle. Notre avenir commun dépendra dans deux cents jours des choix politiques qui seront faits.

Serge Orru, WWF-France Pascal Husting, Greenpeace France François Danel, Action contre la Faim Olivier Braunsteffer, Care France Souhayr Belhassen, FIDH Nicolas Hulot, Fondation Nicolas Hulot Anne Bringault, Les amis de la terre Michel Bruguière, Médecins du Monde Luc Lamprière, Oxfam France Agir Ici Sandrine Mathy, Réseau Action Climat Michel Roy, Secours Catholique

jeudi 23 juillet 2009

Des médecins conseillent d’éviter de consommer des OGM

L'American Academy of Environmental Medicine affirme que « les aliments gĂ©nĂ©tiquement modifiĂ©s n'ont pas Ă©tĂ© convenablement testĂ©s et prĂ©sentent de grave risques de santĂ©. Il y a plus qu’une simple association fortuite entre les aliments gĂ©nĂ©tiquement modifiĂ©s et les effets nĂ©fastes sur la santĂ©. Il y a un lien de causalitĂ©. »

En mai dernier, l'American Academy of Environmental Medicine (AAEM) a appelĂ© les « mĂ©decins Ă  aviser leurs patients, la communautĂ© mĂ©dicale, et le public d’éviter dans la mesure du possible toute nourriture gĂ©nĂ©tiquement modifiĂ©e et fournir des arguments Ă©ducatifs sur les OGM et leurs risques pour la santĂ©. » Ils ont appelĂ© Ă  un moratoire sur les OGM, Ă  des Ă©tudes indĂ©pendantes de longue durĂ©e, et Ă  l'Ă©tiquetage.
La monographie de l’AAEM indique : « Plusieurs Ă©tudes sur animaux montrent de graves risques de santĂ© liĂ©s aux denrĂ©es alimentaires gĂ©nĂ©tiquement modifiĂ©es, » notamment d'infertilitĂ©, d’immunitĂ©, de vieillissement accĂ©lĂ©rĂ©, de rĂ©gulation insulinique, et d’altĂ©rations des principaux organes et du système gastro-intestinal. Elle conclut : « Il y a plus qu’une simple association fortuite entre les aliments gĂ©nĂ©tiquement modifiĂ©s et les effets nĂ©fastes sur la santĂ©. Il y a un lien de causalitĂ©, » comme le dĂ©finissent des critères scientifiques reconnus. « La forte association et concordance entre aliments gĂ©nĂ©tiquement modifiĂ©s et maladie est confirmĂ©e par plusieurs Ă©tudes sur animaux. »la suite

jeudi 11 juin 2009

Le socialiste avaient Allégre, l'UMP a Bachelot, sans les écologistes Sarko avait les deux

Alors que les Etats-Unis veulent réduire la présence dans le plastique des biberons du Bisphénol A (BPA), qui s'avérerait dangereux pour la santé, Roselyne Bachelot a réaffirmé aux députés que le principe de précaution n'avait pas lieu d'être. Un sentiment que ne partage pas une partie de la communauté scientifique, qui dénonce les études obsolètes du ministère de la Santé.

L'affaire du bisphénol A (le BPA) commence à inquiéter scientifiques et politiques. L'utilisation de ce composant chimique dans la fabrication des plastiques alimentaires - notamment celui des biberons - pourrait entraîner des problèmes sanitaires. Un risque que Roselyne Bachelot a balayé à l'Assemblée nationale, mercredi après-midi. La ministre de la Santé, interpellée par le député PS Gérard Bapt, président du groupe d'études "santé environnementale", a affirmé devant les parlementaires que des agences sanitaires avaient conclus à "l'innocuité" des biberons contenant du BPA. Autrement dit, cet agent est inoffensif. Une conclusion que la ministre avait déjà faite fin mars, indiquant qu'il "n'y avait pas lieu d'appliquer le principe de précaution".

Pourtant, certains scientifiques, relayés par les associations et quelques parlementaires, ne sont pas aussi rassurants. Selon eux, le BPA peut être à l'origine de perturbations endocriniennes chez l'enfant en bas âge. Ce danger aurait été écarté en Europe, car, selon Gérard Bapt, les industries du plastique useraient d'une certaine influence sur les comités d'experts des agences officielles. Les agences se baseraient, selon lui, sur "un référentiel vieux de 30 ans qui ne prend pas en compte les effets liés à la perturbation endocrinienne". Il cite des études montrant qu'il y a des effets du BPA à des doses inférieures aux doses admises, ou encore que le BPA atténue l'efficacité des traitements de chimiothérapie du cancer du sein et du cancer de la prostate aux doses correspondant à celles auxquelles la population est exposée. La substance aurait également des effets sur la fertilité et le système hormonal.
lire

lundi 8 juin 2009

Effets collatéraux

effets collatéraux,avec la victoire des verts aux européennes le Mammouth perd sa place

Le monde de l'écologie se doit de faire une seconde de silence pour ce grand malheur
Bien malgré eux les verts sauve le gouvernement du ridicule.
Par ces temps difficiles les occasions de rire sont rare nous écologistes venons d'en perdre une; alléluia!!!

mercredi 3 juin 2009

Le MDRGF est assigné en justice pour avoir réalisé et publié des analyses de pesticides dans le raisin de table vendus dans certains supermarchés !!!

C'est la liberté d'expression des contre -pouvoirs qui est aujourd'hui attaquée !!

Le Mouvement pour les Droits et le Respect des Générations Futures est aujourd’hui assigné devant le Tribunal de Grande Instance de Paris par la Fédération Nationale des Producteurs de Raisins de Table. Cette Fédération de producteurs de la FNSEA nous assigne pour un soit disant dénigrement du raisin de table suite à la publication d’analyses (1) de résidus de pesticides dans des raisins de tables vendus dans des supermarchés réalisées en novembre 2008 avec quatre autres associations européennes !

La Fédération Nationale des Producteurs de Raisins de Table (FNPRT) nous demande la somme astronomique de 500 000 Euros pour dénigrement !

Cette attaque scandaleuse vise simplement à nous faire taire car notre travail dérange beaucoup tous ceux qui voudraient que rien ne change dans les pratiques agricoles polluantes actuelles.
Aujourd'hui c'est la survie même de notre association qui est menacée. Pire encore, c'est la liberté que tout contre pouvoir citoyen a dans ce pays de pouvoir réaliser et publier un travail d'information qui est mise en cause !
On nous fait aujourd'hui un procès pour nous faire taire, comme aux Etats Unis ou au Canada des entreprises intentent des 'poursuites baïllons' (2) contre leurs opposants depuis des années déjà !
Il est urgent de rĂ©agir ! C'est ce qu'on dĂ©jĂ  fait plusieurs personnes regroupĂ©es dans une association de soutien : Ensemble pour les GĂ©nĂ©rations Futures. Cette association a mis en ligne ce jour un site dĂ©diĂ© au soutien au MDRGF : soutien
Sur leur site vous trouverez toutes les informations concernant ce procès et aussi comment faire pour nous soutenir. Vous y trouverez aussi les noms de ceux qui, de Jean Marie Pelt à Jacques Testard ou de Serge Orru à Pascal Husting ou Alain Bougrain Dubourg nous soutiennent déjà. Rejoignez les vite et signez et faites signer l'Appel à soutien sur le site

Vous pouvez aussi nous soutenir en adhérant ou en donnant au MDRGF . Renvoyez le bon d'adhésion ci dessous dès maintenant ou allez vite à la page soutien de notre :site

A bientĂ´t Ă  nos cĂ´tĂ©s pour dĂ©fendre la libertĂ© d'expression et d'information dans ce pays ! Nous avons besoin de vous !

DIFFUSEZ CETTE INFO DANS VOS RESEAUX !!

vendredi 8 mai 2009

Enquêtes publiques : Devedjian joue contre l'écologie

Jean-Louis Borloo n'a qu'à bien se tenir. Si la discussion des projets de loi post-Grenelle patine un peu, Patrick Devedjian, lui, enchaine les réformes et les annonces pour alléger un peu plus encore le code de l'environnement. Ainsi, ce mardi 5 mai, lors d'un point presse consacré à la mise en œuvre du Plan de relance, Patrick Devedjian a annoncé qu'il allait soumettre à ses collègues du gouvernement un texte pour réduire le nombre des enquêtes publiques.
Pas sĂ»r que Jean-Louis Borloo ait Ă©tĂ© informĂ© ou d'accord avec cette initiative un peu surprenante. Une chose est claire : les deux ministres tirent Ă  l'opposĂ©. Pendant que celui de l'Ă©cologie en titre parle d'Ă©conomie verte, celui de la relance explique qu'en pĂ©riode de crise, l'environnement est une contrainte pour les entreprises dont il faut savoir se dispenser.
Supprimer ou améliorer les enquêtes publiques ?

Quel est le point commun entre une dĂ©charge, une carrière, un camping de plus de 200 places, une remontĂ©e mĂ©canique de plus de 950 000 euros, un lotissement de plus de 5000 mètres carrĂ©s ? Tous ces projets qui sont susceptibles d'avoir un impact sur l'environnement, doivent ĂŞtre prĂ©cĂ©dĂ©s d'une enquĂŞte publique avant d'ĂŞtre autorisĂ©s.
Créées par la loi d'Huguette Bouchardeau du 12 juillet 1983, il y a environ 15 000 enquêtes publiques environnementales par an au cours desquelles les riverains et les élus sont invités à consulter le dossier et à donner leur avis dans un registre tenu par un commissaire enquêteur.
Les adversaires de ces enquĂŞtes publiques ne manquent pas de souligner que certaines d'entre elles n'attirent pas grand monde. Oui mais voilĂ  : la bonne rĂ©action est-elle de se demander pourquoi ou de supprimer tout de suite ce moment de concertation ?
Pour les associations, la première option est la bonne. En rĂ©alitĂ©, beaucoup ont le sentiment que les jeux sont faits et que les projets sont complètement ficelĂ©s avant qu'on leur demande leur avis… alors Ă  quoi bon se dĂ©placer ? C'est peut ĂŞtre pour cela que la France a signĂ© en 1998, Ă  Aarhus au Danemark, une convention internationale qui prĂ©voit que la consultation du public doit ĂŞtre organisĂ©e Ă  un moment « oĂą toutes les options sont encore ouvertes »…

Le code de l'environnement est-il l'ennemi de la croissance ?

Le plus grave dans l'annonce de Patrick Devedjian tient à l'idée que le code de l'environnement est contraire à l'impératif de relance industrielle, un peu comme le code du travail d'ailleurs. Or, l'enquête publique dure peu de temps -un mois en moyenne- et se solde généralement par un avis favorable du commissaire enquêteur. Ce n'est donc pas un facteur bloquant.
Surtout : Ă  vouloir supprimer le dĂ©bat en amont, celui-ci aura lieu en aval, c'est-Ă -dire devant le juge. Pas forcĂ©ment la meilleure solution. Il est donc temps de revenir au consensus du Grenelle de l'environnement sur l'idĂ©e que l'Ă©cologie est non pas un frein mais une condition de la relance Ă©conomique.
Malheureusement, ce n'est pas la première fois que Patrick Devedjian chasse sur les terres du ministère de l'écologie. Il a ainsi défendu la loi de relance des constructions votée le 17 janvier 2009 qui assouplit drastiquement les conditions d'autorisation de milliers d'activités industrielles au prix d'une régression importante des garanties pour l'environnement. Déjà, cette réforme prévoyait une réduction importante du nombre des enquêtes publiques mais aussi de plusieurs études environnementales…
En guise de conclusion, un rappel historique. Dans son discours de clĂ´ture du Grenelle de l'environnement, prononcĂ© le 25 octobre 2007, en prĂ©sence d'Al Gore et de Nicolas Hulot, le prĂ©sident de la RĂ©publique s'Ă©tait prononcĂ© en faveur de la « gouvernance Ă  cinq » et donc pour plus de concertation
Dans l'esprit du Grenelle, tous les acteurs concernés par la protection de l'environnement -associations, élus, syndicats, patronat…- se mettent autour de la table pour préparer les choix et décision de demain. Le projet de réduire plutôt que d'améliorer les enquêtes publiques ne va pas dans ce sens là. Pire, cela pourrait amener la France à violer ses engagements européens qui vont dans le sens d'une meilleure participation du public. La réforme proposée par Patrick Devedjian serait donc tout simplement… illégale, comme l'a d'ailleurs souligné à demi mot Chantal Jouanno, Secrétaire d'Etat à l'Ecologie.rue 89

lundi 4 mai 2009

Les géants du gène, Monsanto, BASF et Syngenta, se prépareraient à une offensive de relations publiques pour promouvoir l’image de leurs gènes sur fond de sauvegarde du climat.

Dans l’actualité brulante liée au climat, Monsanto, BASF et Syngenta n’ont de cesse d’accumuler les demandes de brevets sur des gènes qui permettraient aux végétaux de résister au gel, à la sècheresse, aux inondations, aux rayons ultraviolets, ou encore à la salinité des sols.
Monsanto, Bayer, Syngenta, Dupont et d’autres groupes des biotechnologies ont dĂ©posĂ© 532 brevets, pour un total de 55 familles de brevets, dans le monde entier, sur de soi-disant gènes « prĂŞt pour le climat ».
Tenter d’adapter les plantes au climat n’est en soi pas une idĂ©e nouvelle, mais l’ONG canadienne ETC accuse les gĂ©ants du maĂŻs de ne pas manipuler que des gènes. L’ONG canadienne ETC dĂ©nonce l’idĂ©e de « gène du climat » comme un troisième slogan pour promouvoir les organismes gĂ©nĂ©tiquement modifiĂ©s (OGM).
Selon l’ONG, « avec l’annonce prochaine d’un chaos climatique et avec l'aggravation de la crise alimentaire mondiale », les gĂ©ants du gène « se prĂ©parent Ă  une offensive de relations publiques pour promouvoir l’image de leurs gènes sur fond de sauvegarde du climat.
Après les slogans « champs propres » avec des OGM rĂ©sistants aux herbicides puis produisant des pesticides, « nourrir la planète » avec des OGM « Ă©thiques » mais pas gratuits, ce serait donc une nouvelle campagne avec des OGM qui permettraient de « survivre au changement climatique ».
Selon l’ONG, « mettre en avant la soi-disant capacitĂ© prĂŞt des gènes qui seraient prĂŞt aux changements du climat est une occasion en or pour prĂ©senter les cultures gĂ©nĂ©tiquement modifiĂ©es comme la solution miracle au changement climatique. »
Rappelons que l’humanité a de tous temps vécu sans les OGM, grâce à des gènes adaptatifs, mais que cela n’a pas encore été breveté.toute l'actualité environnementale

samedi 11 avril 2009

Nous resterons sur terre.

A voir, dans les salles depuis le 8 avril

Les changements climatiques inquiètent, les espèces s'Ă©teignent, les ressources s'Ă©puisent, les villes s'Ă©tendent. A travers un jeu de miroirs et de contrastes entre cette nature miraculeuse et l'obsession de l'homme Ă  vouloir la dompter, Nous resterons sur Terre regarde la planète d'aujourd'hui dans les yeux et dresse l'Ă©tat des lieux d'une harmonie qui vacille. Pouvons-nous inverser le cours des choses ? Le voulons-nous vraiment ? Avec l'environnementaliste James Lovelock, le philosophe Edgar Morin et les Prix Nobel de la Paix MikhaĂŻl Gorbatchev et Wangari Maathai, ce film laisse Ă  chacun la libertĂ© d'Ă©valuer le degrĂ© d'urgence sur une seule certitude : Nous resterons sur Terre.
le site

mercredi 4 mars 2009

Le soutien des ministres de l'environnement aux interdictions nationales visant les cultures OGM est une défaite pour Barroso

les Coprésidents du Groupe des Verts/ALE Monica Frassoni et Daniel Cohn-Bendit ont déclaré:
"La décision des ministres de l'environnement de l'UE est une excellente nouvelle pour l'environnement, pour les agriculteurs et pour les consommateurs. C'est aussi un incroyable encouragement pour les nombreuses régions de l'UE qui veulent devenir des régions exemptes d'OGM.


"Nous saluons les ministres de l'environnement pour avoir rejeté cette proposition de la Commission Barroso. C'est la quatrième fois que les gouvernements de l'UE rejettent une proposition de la Commission visant à forcer des États membres à agir à l'encontre de la volonté de leurs citoyens en autorisant la culture de plantations OGM. Entre 62 et 77% de la population dans les États membres concernés s'opposent aux cultures d'OGM (1). Il est profondément inacceptable que le Commission continue à vouloir passer en force et imposer son agenda pro-OGM en dépit de l'opposition citoyenne.



"La très large majorité avec laquelle le Conseil a pris sa décision traduit sans équivoque possible la perte de confiance d'un nombre de plus en plus important d'États membres dans le jugement de la Commission européenne sur les questions liées aux OGM. C'est une gifle cinglante adressée au Président de la Commission, M. Barroso, qui est devenu le laquais de l'industrie agro-technologique et qui a purement et simplement ignoré la position du Commissaire de l'environnement, M. Stavros Dimas.



"Avec de nouveaux votes en perspective au Conseil - sur les interdictions de cultures OGM en France et en Grèce - nous espérons que les ministres de l'environnement de l'UE maintiendront le cap. Cependant, force est de remarquer qu'une politique claire de l'Union européenne en la matière reste à définir. Il faut pour cela commencer par une révision de la procédure d'évaluation des risques liés aux cultures d'OGM, tel qu'unanimement exigé par les 27 États membres de l'UE en décembre 2008.
D'après Eurobarometre Mars 2008: 70% des Français sont contre les OGM, 62% des Autrichiens, 70% des Hongrois et 77% des Grecs.