Vert Comminges

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lundi 15 février 2010

De l'influence des grands medias sur la vie politique!!

Aujourd’hui soyons terre Ă  terre, rase-mottes. Sondage CSA pour le Parisien : dans la perspective des RĂ©gionales la droite serait Ă  34% et Ă  42% avec le Front National. La gauche Ă  50%. L’opposition Ă  58%. En Ile de France, la gauche (Huchon) l’emporterait par 57% contre 43%. Apparemment c’est très mauvais pour Sarkozy et l’UMP. Jamais sous la Vème RĂ©publique, la droite n’a Ă©tĂ© Ă  un niveau aussi faible. MĂŞme pas en 1981. En 1995 elle dĂ©passait 50%, en 2002 Ă©galement avec l’extrĂŞme droite.

Mais, en vĂ©ritĂ©, ce rapport de force Ă©tait dĂ©jĂ  celui des Ă©lections europĂ©ennes. La droite avait alors rassemblĂ© 33% des suffrages (avec ceux de De Villiers) et 40% si on y ajoutait les voix du Front National. Et l’opposition rĂ©publicaine atteignait 56% contre 57% aujourd’hui. Or, les mĂ©dias n’en annoncèrent pas moins une « incontestable » victoire de l’UMP- c’était Ă©videmment une opĂ©ration de prestidigitation.

Mais, aujourd’hui, ce qui est Ă  retenir, ce n’est pas que l’opposition soit majoritaire (elle l’est, nettement, depuis dix ans), c’est que l’UMP rĂ©alise, compte tenu des circonstances, de la situation rĂ©elle de la France et en France, un score finalement très flatteur, pour ne pas dire considĂ©rable : 33% ! Alors que Chirac, en 2002, avait plafonnĂ© Ă  19,8% et que le PS aux europĂ©ennes Ă©tait tombĂ© Ă  16%. Si certains doutaient que contrĂ´ler les grands mĂ©dias de masse est sans consĂ©quences, ils se font de douces illusions. Aucun parti, fort ou plutĂ´t faible d’un tel bilan, n’a jamais obtenu 33% dans notre pays…
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samedi 6 février 2010

BIT : niveau record du chĂ´mage en 2009

Le nombre de personnes au chômage en 2009 dans le monde a atteint le chiffre record de près de 212 millions, en raison d’une hausse sans précédent de 34 millions de chômeurs par rapport à 2007, avant la crise économique mondiale, a déclaré le Bureau international du Travail BIT dans son rapport annuel sur les Tendances mondiales de l’emploi.

S’appuyant sur les prévisions du Fonds monétaire international (FMI), le Bureau international du Travail (BIT) estime que le chômage devrait rester élevé pour l’année 2010, notamment dans les pays développées et l’Union européenne où 3 millions de personnes pourrait grossir les rangs des chômeurs en 2010.
De plus, ce rapport du Bureau international du Travail (BIT) indique que le nombre de jeunes au chômage a augmenté de 10,2 millions entre 2007 et 2009, ce qui est la plus forte hausse jamais enregistrée depuis au moins 1991.
En 2009, ce sont l’Europe centrale, l’Europe du Sud-Est (hors UE) et la Communauté des Etats indépendants (ECSE et CEI) qui ont subi le choc le plus sévère avec la crise économique de 2009, en termes de croissance économique, ce qui s’est traduit par une augmentation du taux de chômage de 2%, passant de 8,3% en 2007 à environ 10,3% en 2009. Pour 2010 le taux de chômage pourrait repasser à 10,1%.
Le rapport du BIT précise que, même si les mesures de relance semblent avoir évité une catastrophe économique et sociale beaucoup plus grave, des millions de personnes de par le monde sont toujours privées d’emploi, d’allocation chômage ou de toute autre forme de protection sociale.

samedi 16 janvier 2010

Réseau Solidaire d’Allocataires

Au temps jadis, nous avions des droits collectifs. Dans notre pays riche, deux cents ans de luttes avaient amené les riches apeurés à concéder aux pauvres quelques miettes, le droit à une retraite, à la prise en charge des dépenses de santé, à un revenu minimum en cas de perte ou d’absence d’emploi. Les pauvres défendaient ces droits collectivement, même quand ils n’en bénéficiaient pas personnellement.


Et puis les pauvres ont oubliĂ© leur Histoire et les riches ont imposĂ© leur Fable : la plupart des pauvres se sont mis dans la tĂŞte que les droits ne servaient qu’aux autres. Et les riches ont inventĂ© des croque mitaines le ChĂ´meur, l’AssistĂ©, le Parasite, des monstres qui suceraient la sueur et le sang des honnĂŞtes travailleurs.

Mais il y a toujours un moment où le Travailleur, parce qu’il a perdu son emploi, ou parce que celui-ci est trop mal payé pour qu’il s’en sorte seul, parce qu’il a besoin de payer des soins, le loyer, les études des gosses se retrouve lui-même dans le rôle du croque mitaine.

Nous sommes tous des allocataires : de la CAF, de la SĂ©cu, de l’Assedic. Et tous confrontĂ©s Ă  un moment ou un autre aux consĂ©quences concrètes de la propagande sur l’ « assistanat ». TraitĂ©s comme des chiens et des mendiants au guichet, perdus dans le dĂ©dale des logiques administratives, soupçonnĂ©s, contrĂ´lĂ©s, radiĂ©s. Seuls face Ă  l’arbitraire, ne nous restent que les devoirs de nos droits perdus.

Le Réseau solidaires d’Allocataires, aurait pu s’appeler Regroupement des sacrifiés de l’Assedic, Rassemblement des Salopes assistées, ou Réunion des Sous Pauvres Affamés.

Peu importe les noms qu’on nous donne, nous avons décidé de nous regrouper sur la base des contraintes qu’on nous impose, pour les combattre collectivement.

RSA-Réseau Solidaire d’Allocataires collectif
agir contre le chomage

lundi 23 novembre 2009

La croissance revient. Est-ce vraiment une bonne nouvelle ?Bernard Maris - France Inter | Lundi 23 Novembre 2009

L’OCDE annonce le retour de la croissance pour 2010... Il ne faut pas forcément s'en réjouir... Je suis bien conscient que la croissance signifie de l’activité, des camions qui roulent, des banlieusards qui se pressent, des machines qui tournent, des turbines qui turbinent, des pêcheurs qui pêchents, des fraiseurs qui fraisent, des ateliers qui produisent des objets rutilants et notamment les merveilleux jouets de Noël qui encombreront bientôt les sapins, et dès lors, la croissance, c’est de l’emploi. Que celui qui ne souhaite pas d’emploi me jette la première pierre, tout le monde souhaite un emploi, moi le premier.

Mais ne sommes-nous pas arrivĂ©s au point oĂą la croissance en soi ne suffit pas ? VoilĂ  que les publicitaires eux-mĂŞmes se posent des questions sur le contenu de leur message ! Ils songent avec mĂ©lancolie, j’ai lu ça dans un journal dominical, qu’ils arrivent de moins en moins Ă  faire acheter Ă  ceux qui n’en ont pas les moyens ce dont ils n’ont pas besoin...

Comment donc redonner du goĂ»t Ă  la croissance ? D’abord, en promettant plus d’argent : travailler plus pour gagner plus, et, c’est vrai, six Français sur dix estiment qu’ils ne gagnent pas assez d’argent. Mais, chose curieuse, les quatre qui sont satisfaits se retrouvent Ă  tous les niveaux de revenu ! Autrement dit, quel que soit le niveau de salaire, la proportion des gens heureux et malheureux est la mĂŞme. C’est une Ă©tude très sĂ©rieuse de l’UniversitĂ© de Princeton qui le dĂ©montre !

Ce qui prouve Ă  quel point ce type d’études est sujet Ă  caution, c’est le taux de suicide selon les catĂ©gories socio-professionnelles : les catĂ©gories les plus dĂ©favorisĂ©es sont les plus touchĂ©es par le suicide, Ă  commencer par les ouvrier agricoles, qui de tout temps ont Ă©tĂ© dĂ©cimĂ©s par le suicide. Inversement, l’idĂ©e que les hommes d’affaires et les traders sont soumis au suicide est fausse : l’économiste John Kenneth Galbraith est allĂ© consulter les statistiques de la ville de New-York pendant les mois d’octobre et novembre 1929, et il a constatĂ© que le nombre de suicides avait plutĂ´t diminuĂ©...

Autre exemple bizarre, la France de l’Occupation, où le revenu s’est effondré, et où l’espérance de vie a augmenté, notamment parce que le nombre de suicides s’est effondré. La croissance est donc un indice d’activité, d’emploi, de travail, certes, mais pas un indice du bonheur. On s’en doutait, mais c’est une bonne chose de le rappeler à moins d’une quinzaine du grand sommet de Copenhague sur le climat, où l’Europe aura son mot à dire. La croissance est une idée dépassée en Europe.

La phrase : « J’ai reconnu mon bonheur au bruit qu’il a fait en partant. » Jacques PrĂ©vert.

Lundi 23 Novembre 2009 Bernard Maris - France Inter

lundi 22 juin 2009

Et si le pire de la crise était imminent?

L'analyste américain Harry Dent, qui avait annoncé dans un livre en 2004 une dépression économique profonde à l'horizon 2010, prédit que le monde va connaître dans les deux ans un crash encore plus grave que l'actuel.


L'homme a suffisamment démontré son sérieux par le passé pour être sinon entendu, au moins écouté. Selon l'analyste Harry Dent, l'économie mondiale va connaître dans les deux prochaines années une crise plus grave encore que celle qu'elle traverse actuellement. En 2004, l'Américain avait prédit dans un livre (1) un pic de croissance entre 2005 et 2009, avant une crise profonde à l'horizon 2010.
D'après cet économiste, qui base notamment ses analyses sur l'évolution démographique et l’influence des courbes de natalité, le pire est devant nous contrairement à l'avis de plusieurs experts qui considèrent avec optimisme certains signes de reprise.
La génération du «baby boom» va désormais limiter ses dépenses, provoquant une spirale à la baisse des marchés immobilier et boursier, affirme Harry Dent, selon lequel les marchés boursiers vont continuer à monter au cours des prochains mois mais vont à nouveau s'écrouler vers la fin de l'année quand le système bancaire connaîtra une nouvelle débâcle qui culminera en 2011.
L'économiste insiste sur le fait que la génération des baby boomers dans le monde occidental consomme moins avec l'âge, «comme cela s'est déjà vérifié au Japon dans les années 1990». «(Leurs) enfants vont quitter le nid et l'économie va ralentir exactement comme cela s'est passé au Japon dans les années 1990.»
(1) «2005-2009, 5 années de croissance devant nous», Harry Dent, éditions First.libé

vendredi 17 avril 2009

La fée ISF au secours des PME

Le gouvernement s’apprête à diminuer encore l’ Impôt sur la Fortune (ISF) de près de 3000 contribuables fortunés. Peu de petits patrons de PME en verront la couleur.

Une petite phrase glissĂ©e par Nicolas Sarkozy Ă  Christine Lagarde, fin mars, en conseil des ministres, a relancĂ© le dĂ©bat sur l’ISF. « Christine, il faudrait augmenter l' exonĂ©ration de l’ISF en faveur des PME de 50.000 Ă  100.000 euros, Ă©tudie-moi cette mesure. ». En rĂ©alitĂ©, pas besoin d’études, on l’apprendra assez vite : la dĂ©cision qui consiste Ă  doubler le plafond maximum d’investissement dans les PME pour faire baisser son ISF est prise depuis longtemps. Après le bouclier fiscal, cette Ă©nième dĂ©duction dĂ©sosse encore cet impĂ´t symbolique.
La dream team de Bercy fait passer un message aussi simple que percutant : la mesure, loin d’être une vulgaire ristourne fiscale Ă  ceux qui n’en ont pas besoin, est une magnifique machine Ă  relancer l’économie. « C’était dĂ©jĂ  très important quand il n’y avait pas de crise, c’est encore plus important aujourd’hui pour les petites entreprises » a par exemple martelĂ© Woerth sur France info. « On privilĂ©gie les petites entreprises, il faut arrĂŞter ces polĂ©miques inutiles, stĂ©riles, stupides ».
Il faut prendre l’argent lĂ  oĂą il est. Les petites entreprises sont boudĂ©es par les banquiers ? On se passera d’eux. Les gros contribuables prennent le relais. Y compris pour leurs propres entreprises.suite bakchich

vendredi 3 avril 2009

Economie et Médias

En ce jour de vĂ©nĂ©ration du G20 nous devons tous nous poser la question, pourquoi c'est unanimisme ? pourquoi si peu d'analyse discordante dans le presse? 6 heures de travail des 20 dirigeants des pays les plus riches, et le monde en est changĂ©? plus fort que dieu lui mĂŞme, qui a mis 7 jours pour pouvoir le faire.

La réponse à ces questions se trouve dans le choix des analystes économiques qui squattent en boucle la presse, la radio et la télé.
Ce petit cercle d'experts gravite autour du Conseil d’Analyse Economique (CAE) proche du premier ministre, de Tera Nova, de Science Po Paris(terre d'asile d'une" gauche" ultra libérale) et de Paris Dauphine. Souvent ces experts sévissent dans plusieurs de ces vénérables institutions avec, cela va de soi, quelques places dans des conseils d'administrations de grands groupes. Car une autre constante de ces grands penseurs c'est d'être tous parisiens, d'où des besoins financiers qui doivent s'aligner sur les revenus des grands de ce monde qu'ils fréquentent.
Les experts économiques sont une espèce endémique de la région parisienne, le terreau intellectuel de nos belles provinces est bien trop pauvre pour produire une telle intelligence servile.
Pour s'en convaincre lire l'article "les voix enchanteresses de l'économie" sur ACRIMED

mardi 17 mars 2009

Heures supplémentaires : il faut arrêter les frais

Une pétition initiée par Alternatives Economiques et soutenue par Marianne

Au moment où la crise provoque une vive remontée du chômage, en particulier chez les jeunes, il faut revenir sur les exonérations sociales et fiscales accordées aux heures supplémentaires. En effet, dans le contexte actuel, l’emploi doit être la priorité absolue de l’action des pouvoirs publics. Or, les exonérations fiscales et sociales décidées en 2007 ne visaient qu’à accroitre le nombre des heures supplémentaires effectuées par les salariés déjà en activité. Et, en dépit de la récession, le nombre des heures supplémentaires déclarées a en effet progressé de près de 40 millions entre le quatrième trimestre de 2007 et la même période de 2008, soit l’équivalent de 90 000 emplois à plein temps. Ces mesures contribuent donc manifestement à dissuader les entreprises qui en auraient la possibilité d’embaucher des jeunes ou des chômeurs alors que les quelques trois à quatre milliards d’euros qui leur ont été consacrés en 2008 pourraient avantageusement être mis au service de la création d’emplois. C’est pourquoi nous demandons au gouvernement et au parlement d’abroger sans délai les mesures défiscalisant les heures supplémentaires et les exonérant de cotisations sociales.
Pétition

dimanche 8 février 2009

l’escroc Madoff

Par un dimanche de pluie en cette période de crise, il peut être bon de se faire un petit plaisir!!


Bernard Arnault, la famille Rothschild, des institutions financières reconnues, comme BNP Paribas, le courtier Oddo ou la banque Finama, filiale en banque privée de l’assureur Groupama. Le groupe Carrefour est aussi concerné à plusieurs titres. Une de ses filiales belges, Carrefour Centre de coordination, fait partie de la liste, ainsi que la famille Halley, actionnaire depuis dix ans (lors de la fusion avec Promodès) du groupe de distribution français , ++voici quelques uns des "coccus" de Madoff++
Si vous voulez pleurer sur nos ++"Grands Gestionnaires qui ont fait les grandes école de la finance internationale" ++ voici la liste des qui ne seront jamais chômeursliste

dimanche 14 décembre 2008

Madoff: Fraude de 50 milliards de dollars?

L’ancien patron du Nasdaq a été arrêté, il est soupçonné d’une gigantesque fraude
Selon les enquĂŞteurs, il aurait dit Ă  ses employĂ©s cette semaine : “je suis fini, j’ai perdu environ 50 milliards de dollars”.

Entre voyoucratie en col blanc, et incompétence de tous nos grands spécialistes de l'économie , la planète finance et le capitalisme associé montre à quel point ces libéraux nous prennent pour des "cons"..
Mais la question que l'on doit se poser, sommes nous à ce point des bœufs pour accepter sans réaction que ce système qui nous aliène et nous vole continue à le faire avec l'aide de nos gouvernants?
Car si pour un petit larcin ou un petit découvert nous sommes,nous pauvres gagne-petit, durement sanctionné , les crapuleries de nos grands argentiers sont vite effacées: cela s'appelle un plan de relance cher à notre cher grand petit chef d'état: Sarko ,ne trouvant pas un euros pour le petit peuple, trouve 320 milliards, ou plus? ou moins? je ne sais plus , ces sommes me dépasse, pour ses amis Bling-bling.
Ce noël, je priverais mes enfants car je participerais à l'effort national , être payer une misère pour permettre le renflouement des grandes fortunes, dans l'espoir que leur cupidité, finisse par détruire définitivement notre belle planète.
Je pense que je dois ĂŞtre "con" aussi.

mercredi 22 octobre 2008

Un sérieux régime !par Sandra Moatti et Antoine de Ravignan


2008 aura été l'année de tous les excès. L'année où le prix du pétrole a crevé le plafond des 100 dollars le baril, l'année où la flambée du prix des céréales a fait ressurgir les émeutes de la faim, l'année, enfin, de ce que l'on qualifie déjà de "plus grande crise financière de l'histoire".
Tous ces phénomènes étaient, au fond, prévisibles. On sait depuis longtemps que la croissance démographique et économique des pays du Sud se heurte à des ressources énergétiques et agricoles limitées. Et on pressentait aussi que la croissance américaine, alimentée par l'endettement des ménages et la capacité apparemment sans fin du système financier à leur faire crédit, avait quelque chose d'insoutenable.
On savait, mais on ne voulait pas voir. Les économistes se berçaient de paroles rassurantes: "atterrissage en douceur", "robustesse du système financier"... En fait d'atterrissage, on assiste à un véritable krach. Les banques engloutissent des milliards à n'en plus finir. Les injections massives de liquidités par les autorités monétaires, les sauvetages in extremis d'établissements financiers, les nationalisations pures et simples, rien n'y fait: les marchés ne croient plus en leurs anciennes idoles. Ils vendent à tour de bras et les faillites se succèdent.
La dernière défense dans cette débâcle, c'est l'Etat. Lui seul peut racheter les titres dont plus personne ne veut. Mais après avoir rassasié les banques d'argent public, il faudra les soumettre à un sérieux régime. Et pour cause: la finance a enflé dans des proportions démesurées pendant le dernier quart de siècle. En 1980, le stock d'actifs financiers représentait une année de production de richesses dans le monde; en 2006, c'était trois ans et demi. En 2007, le secteur financier, à lui seul, avait engrangé 40 % des profits affichés par les entreprises américaines. Pour le plus grand bonheur des traders, dont les rémunérations défient l'imagination. Jérôme Kerviel, trader quasi débutant à la Société générale, aurait dû toucher un "petit" bonus de 300 000 euros pour 2007 (20 années de Smic !) s'il n'avait fait perdre 5 milliards d'euros à sa banque.
Régime donc. Mais pas seulement pour les traders. Chaque Français consomme en moyenne 4,5 tonnes d'équivalent pétrole par an. Imaginons 9 milliards d'humains à ce régime-là en 2050: trois planètes n'y suffiraient pas. Or les Etats ne peuvent pas créer du pétrole, du gaz ou du blé comme ils créent de la monnaie pour renflouer les banques.
La sobriĂ©tĂ© est donc incontournable. Mais elle ne saurait ĂŞtre seulement volontaire: l'autorĂ©gulation ne fonctionne pas plus pour le commun des mortels que pour les traders. L'ajustement par les prix serait profondĂ©ment inĂ©quitable puisqu'il revient Ă  Ă©jecter les plus pauvres du marchĂ©. Il risque, de toutes façons, d'intervenir trop tard pour enrayer les dĂ©règlements du climat. La contrainte alors ? Oui, Ă  condition qu'elle soit dĂ©mocratiquement nĂ©gociĂ©e et Ă©quitablement rĂ©partie.

Sandra Moatti, Antoine de Ravignan

alternatives-economiques

samedi 27 septembre 2008

Pas de panique,le chĂ´mage s'aggrave, mais Sarko veille!!


La France va mal,très mal, 30 000 à 40 000 chômeurs de plus au mois d'aout; mais le président va bien :172% d'augmentation personnelle, un nouvel avion présidentiel, des voyages chez les potes milliardaires, de la hargne et de beaux discours. Et jeudi soir a Toulon, il a joue a nous faire peur !
travailler plus ,pour gagner plus, dans l'état ou nos chers néolibéraux Sarko en tête depuis plus de 10ans ont mis la France, relève du vœux pieu, ou du miracle.
Qu'elle arrive fort Ă  propos, cette crise financière amĂ©ricaine pour dĂ©douaner l'incompĂ©tence crasse de la bande au pouvoir et de "l'Ă©lite" française arche boutĂ©e sur ses privilèges de propriĂ©taire ou de corporation ! Maintenant le "chef" va jouer les pleureuses et ne laissera personne sur le bord de la route : quelle hypocrisie, quel culot et, au mieux, quelle inconvenance et quel ridicule !
Alors que la diminution de la population "active" devrait continuer Ă  faire baisser le chĂ´mage comme on l'a constatĂ© depuis quelques annĂ©es, les destructions d'emplois sont telles que l'on parvient Ă  augmenter celui-ci. La situation est donc bien pire que ce qu'on en laisse entendre ! Tout ce qui est fait depuis 18 mois tend Ă  aggraver cette situation. Quel boulot pour reconstruire après les dĂ©gâts provoquĂ©s par nos idĂ©ologues bornĂ©s ,d'autant que les idĂ©es manquent du cotĂ© du de la gauche! et que la seule solution Ă©cologiquement responsable d'une dĂ©croissance raisonnĂ©e, parait impossible aux adeptes du plaisir immĂ©diat,du consommer toujours plus pour soutenir la croissance, du je me laisse bourrer le cerveau disponible par la pub et ça me me donne l'impression d'exister.
Pour trouver du boulot: une solution après la délocalisation de notre savoir faire, payé par nos deniers, délocalisons les salariés, pour quelques roupies ils trouveront des petits boulots en Inde ou ailleurs. Comme cela il pourront ressentir dans leur chair, le plaisir d'être un immigré. Amen!!!!

vendredi 26 septembre 2008

Sarkozy s'attaque au libéralisme financier!!!!

Citoyennes, Citoyens imaginaient le dilemme de notre omni-Président, devoir se passer de ce qui constitue sa nature profonde: le Bling Bling...et être obligé de pourchasser les responsables du naufrage financier, et de les punir.
Sarko obligé d'embastiller tous ceux de ses amis qui l'ont aidé à accéder au pouvoir, ces pauvres boursicoteurs avec qui il fêtait sa victoire au Fouquet, qui lui prêtaient navire de luxe et lui offraient des vacances de milliardaires.


Quels déchirements, après leurs avoir fait bénéficier d'un parapluie fiscal, de les avoir valorisé, ses pauvres riches, au point de les décomplexer; les stigmatiser aujourd'hui et les rendre responsables de tout et surtout de ses propres incompétences. La révolution prolétarienne est en marche, avec son Robespierre , Sarko, Besancenot risque d'apparaitre comme un petit facteur réac!!
Faites des provisions l'hiver va ĂŞtre rude
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mardi 17 juin 2008

Commission Copé :Les syndicats crient à la «mascarade».

MalgrĂ© les protestations justifiĂ©es de l'intersyndicale de l'audiovisuelle, la politique de dĂ©mantèlement continuera sans faiblir. Les raisons de cet aveuglement sont simples, elles sont idĂ©ologiques : Seul le marchĂ© et sa main invisible peut rĂ©soudre la crise; cette pensĂ©e magique ne trouve pour opposition qu'une autre pensĂ©e magique : les fonds de pensions et le capitalisme sont causes de tout nos maux. La social dĂ©mocratie balance entre les deux mystiques sans pouvoir prendre position, laissant mĂŞme parfois le sentiment de laisser filer l’histoire sans ne rien comprendre, avec pour seul espoir la venue d’un sauveur, et les prĂ©tendants au rĂ´le sont nombreux.
La seule pensée que nous vivons au-dessus de nos moyens, et que nos modes de vie prétentieuses et mortifères sont responsables des problèmes ne nous effleurent pas, car cela nous contraindrait de nous sentir individuellement responsable et d’en tirer la conclusion que seule une démarche collective et écologiquement responsable peuvent s’il en ai encore temps nous sortir de cette dualité idéologique stérile qui trouve sont entière démonstration dans le dialogue de sourds de la commission Copé.
La case de tout le service public va continuer au nom du neo-liberalisme élevé au rang de religion d’état!

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vendredi 13 juin 2008

Derrière le "miracle" du chômage, la stagnation des actifs:Par Guillaume Duval | Rédacteur en chef d'Alternatives

Le 5 juin dernier, l’Insee publiait les chiffres officiels du chômage au premier trimestre 2008. Ils faisaient apparaître une baisse sensible du nombre des chômeurs, descendu à 2 millions de personnes, ainsi que du taux de chômage, ramené à 7,2% de la population active, pour la première fois depuis 1982. Cette (bonne) nouvelle a immédiatement donné lieu à un grand exercice d’autosatisfaction de la part du gouvernement, Christine Lagarde, ministre de l’Economie, en tête:
"Grâce à l’accélération des réformes pour libérer le travail, moderniser le service public de l’emploi et soutenir la compétitivité des entreprises, l’économie française crée des emplois."
Pourtant ce n’est pas, en réalité, le dynamisme des créations d’emplois qui explique cette baisse. Au contraire: sa véritable cause, la stagnation de la population active, a plutôt de quoi inquiéter si elle devait se confirmer au cours des prochains mois.

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