Vert Comminges

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jeudi 28 mai 2009

Rapport annuel 2009 d'Amnesty International

Le monde est assis sur une bombe à retardement sociale, politique et économique alimentée par une crise des droits humains,


Derrière la crise économique se cache une crise des droits humains prête à exploser.La récession a aggravé les atteintes aux droits humains, détourné l’attention de celles-ci et créé de nouveaux problèmes
Au nom de la sécurité, les droits humains ont été foulés aux pieds. Aujourd’hui, au nom de la reprise économique, ils sont relégués au second plan.
Le monde a besoin d’une nouvelle donne mondiale pour les droits humains – il a besoin non pas de promesses faites sur papier, mais de voir les gouvernements s’engager et entreprendre des actions concrètes en vue de désamorcer la bombe à retardement des droits humains.
Les dirigeants du monde doivent investir dans les droits fondamentaux avec autant de détermination que dans l’économie.
L’insécurité, l’injustice et l’avilissement sont aujourd’hui le lot de milliards d'êtres humains.La crise actuelle est faite de pénuries de nourriture, d’emplois, d’eau salubre, de terrains et de logements, ainsi que de privations et de discrimination, d’une inégalité croissante, de xénophobie et de racisme, de violence et de répression partout dans le monde.
a déclaré Irene Khan, secrétaire générale d’Amnesty International, en lançant le Rapport 2009 – La situation des droits humains dans le monde. Amnesty

samedi 23 mai 2009

L’agriculture : un projet européen pour sortir des crises

Objectif : 1 000 000 de paysans en plus et 2 000 000 d’emplois induits en Europe d’ici 5 ans.

Le projet européen est né de la volonté d’assurer la paix et de lutter contre tous les totalitarismes. Ce fondement initial a rapidement laissé place à un modèle de construction basé sur l’intégration par l’économie. Le projet européen qui était d’abord politique est ainsi devenu essentiellement économique. Au moment où les Européens sont invités à renouveler le Parlement Européen le 7 juin prochain, l’Europe n’est plus portée par une vision commune à laquelle l’ensemble des européens puisse s’identifier. A ce manque de vision s’ajoute une récession économique qui met plusieurs États au bord de la faillite et l’Union Européenne à rude épreuve.
La crise économique mondiale se conjugue à une crise climatique avec pour conséquence entre autres une sécheresse touchant de larges zones de production alimentaire. Ce cocktail explosif annonce une crise alimentaire mondiale extrêmement grave et ce dès cette année. Les plans de reprise développés ici et là pour sauver les établissements de crédit et certaines branches industrielles risquent d’être noyés par la brutalité de la crise alimentaire. Le défi alimentaire planétaire, priorité de ce siècle, est d’abord l’urgence de la décennie. Autour de la question alimentaire se joue à nouveau, pour l’Europe, la question de la paix.
Sur les 6,7 milliards d’habitants de la planète, plus d’un milliard, soit 80 millions de plus en un an, souffrent de malnutrition, dont une grande partie sont des familles paysannes. Les trois quarts d’entre eux vivent en milieu rural et un quart dans des bidonvilles. D’ici 2050, c’est 9 milliards d’habitants qu’il faudra nourrir en produisant plus et mieux avec moins : moins de terres, moins d’eau, moins de chimie, moins d’énergie et deux fois moins d’émissions mondiales de gaz Ă  effet de serre.
Voilà le défi de ce siècle, défi dont l’Europe doit se saisir sans attendre pour assurer la paix. Faute de quoi, violences et répressions seront d’autant plus fortes que la pénurie sévira également dans nos pays si l’Europe maintient ses politiques agricoles et foncière actuelles.
alimentons l'europe
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mercredi 20 mai 2009

Sondages: toujours la grande manip

Comment peut on prétendre que le parti du président, estimé aujourd'hui encore à 28% des voix, est le grand favori de cette élection?

De même, l'on constate qu'en dépit de son fractionnement, la Gauche est pourtant, DANS SON ENSEMBLE, à son plus haut niveau depuis des lustres.Si l'on prend le dernier sondage Ipsos-le Point et que l'on additionne les intentions de vote PS-Parti de gauche/PCF-NPA-Verts-LO, le score global de la Gauche s'établit à 46%! Oui 46%! Dix points de plus que pour l'ensemble des candidats de Gauche au premier tour de la présidentielle 2007, score global qui, à l'époque, avait été bien estimé dans les sondages précédant le scrutin.

Malgré les divergences qu'il ne faut pas nier la Gauche dispose d'une majorité relative dans ce pays. Et si l'on se dit que dans les 10/11% d'électeurs attribués au MoDem figurent une bonne moitié d'électeurs encore déçus du PS la Gauche est potentiellement majoritaire, l'UMP et ses satellites s'établissant à... 28%... si j'additionne ces 28% à les scores présumés des listes Villiers/CNPT-FN-Dupont-Aignan, on atteint en comptant large 40/41%.

Et tous les jours sans interruption, la litanie des analystes de cette grande famille de journalistes objectifs, qui compose la presse et la télévision nationale vient nous vendre sa soupe: LE PARTI DU PRÉSIDENT est en tête des sondages.
La question que tout citoyen est en droit de se poser sont ils idiots, nous prennent ils pour des cons incultes, ou tout simplement sont ils sans aucune pression tout simplement sarkoziste.
Ce qui reviendrait à dire que nous sommes rentrés de plein pieds dans une dictature molle.

vendredi 15 mai 2009

Le grand Trucage. Comment le gouvernement manipule les statistiques.

A tous ceux qui s'intéressent aux dérives dangereuse du Sarkozisme et à ça culture du résultat.




Comment le pouvoir manipule les statistiques. Tel est le sous-titre de l'ouvrage Le grand trucage, à paraitre le 14 mai 2009. Écrit par un collectif de fonctionnaires de la statistique publique au bord de la crise de nerf, il dénonce les publications sur des thèmes sensibles annulées ou reportées, des changements d'indicateurs collant davantage aux objectifs politiques, le discrédit jeté sur des organismes produisant les statistiques… Exemples précis à l'appui, Lorraine Data - un pseudonyme - décrit des dérives gouvernementales pour contrôler l'information économique et sociale.

Article du Canard EnchaĂ®nĂ© du mercredi 13 mai 2009 (Alain GuĂ©dĂ©) Maquillage des indices, bricolage des rĂ©sultats, torture des pourcentages, un collectif de statisticiens se penche sur l'usage des chiffres dans les discours politiques. Faites chauffer les calculettes !

Sarkozy en a fait un procĂ©dĂ© pour valoriser son bilan ou critiquer l'hĂ©ritage lĂ©guĂ© par ses prĂ©dĂ©cesseurs, il brandit chaque fois une statistique. Et si, au nom de « la culture du rĂ©sultat », il assigne un objectif – pour 2012 Ă©videmment – Ă  ses ministres, c'est toujours en termes de chiffres. Dans la bouche de Sarkozy et dans celle de son Ă©quipe, les chiffres ont pour vocation d'assĂ©ner une vĂ©ritĂ© indiscutable.

Mais si ce dĂ©luge de certitudes n'Ă©tait que la version moderne du mensonge ? C'est ce que dĂ©crit, en 180 pages serrĂ©es, « Le grand truquage », un livre que publie, cette semaine, La DĂ©couverte. Sous le pseudonyme de Lorraine Data, se cachent des statisticiens travaillant Ă  l'Insee ou dans les principaux ministères concernĂ©s. Constats, bilans, promesses : ils ont tout Ă©pluchĂ©. Et le truquage des mesures atteint la dĂ©mesure !

Les diaboliques auteurs du « Grand truquage » se sont amusĂ©s Ă  mesurer ce qu'une telle mĂ©thode aurait donnĂ© entre 1997 et 2002. Le nombre de pauvres aurait mathĂ©matiquement diminuĂ© de 40% ! Comme aurait dit l'AbbĂ© Pierre : « Quand on compte, on n'aime pas ! »

Les tests miracles de Darcos. Le 16 mai 2008, Xavier Darcos s'exprimait devant le SĂ©nat : « Nous avons, disait-il, le système Ă©ducatif le plus coĂ»teux du monde – ou quasiment – et le moins efficace.» Le 15 fĂ©vrier de la mĂŞme annĂ©e, Sarkozy ordonne donc Ă  son ministre de « diviser par trois, en cinq ans, le nombre d'Ă©lèves qui sortent de l'Ă©cole primaire avec de graves difficultĂ©s.»

Un double bonnet d'âne pour l'Ă©lève Darcos, qui ne lit mĂŞme pas les rapports de l'OCDE (l'Organisation europĂ©enne de coopĂ©ration Ă©conomique qui aide les gouvernements Ă  rĂ©pondre aux dĂ©fis, Ă©conomiques, sociaux et de gouvernance) . Celle-ci place pourtant la France, en termes de performances du système scolaire, dans la moyenne et devant, entre autres, la Norvège et les Etats-Unis. Quant Ă  l'amĂ©lioration des rĂ©sultats exigĂ©s par Sarkozy, nos braves statisticiens masquĂ©s ont dĂ©jĂ  compris comment Darcos allait tenir parole. Les tests (en cours dans deux classes du primaire) ont Ă©tĂ© Ă©tablis sans aucune rigueur scientifique. A la veille de la prochaine prĂ©sidentielle, il suffira de les modifier un poil, de « dĂ©placer le curseur », comme ils disent. En bon français, les quiz seront parsemĂ©s de questions fastoches qui permettront de mettre en Ă©vidence une formidable progression. Un vrai cas d'Ă©cole.

Coup d'extincteur sur le paupĂ©risme. Le 27 octobre 2007, Martin Hirsch se donnait pour objectif de rĂ©duire d'un tiers la pauvretĂ© en cinq ans. Statistiquement, le pari est d'ores et dĂ©jĂ  gagnĂ©. Pour une raison bien simple : l'ancien disciple de l'AbbĂ© Pierre a jetĂ© Ă  la dĂ©chetterie l'indicateur Eurostat de mesure de la pauvretĂ© utilisĂ© dans toute l'Europe. A la place, il a bidouillĂ© son système Ă  lui, qui consiste Ă  voir combien de personnes considĂ©rĂ©es comme « impĂ©cunieuses » auront, en 2012, le mĂŞme revenu, augmentĂ© de l'inflation. Tous ceux dont les ressources auront progressĂ© ne seront plus considĂ©rĂ©s comme pauvres.

Les dĂ©lices de Brice. Le 9 juillet 2007, Sarkozy avait demandĂ© Ă  son ministre de l'Immigration de « fixer des objectifs exigeants en termes de reconduite Ă  la frontière.» Selon Brice Hortefeux, qui a fanfaronnĂ© avant de laisser la place Ă  Eric Besson, ses services ont procĂ©dĂ© Ă  39 796 reconduites en 2008, soit une hausse considĂ©rable.

Plus de 10 000 de ces « expulsions » sont en fait des « retours volontaires » ont calculĂ© nos impitoyables statisticiens. Des Roumains pour l'essentiel (donc citoyens europĂ©ens) se sont astucieusement fait « reconduire », c'est-Ă -dire payer un aller Paris-Bucarest, avant de revenir…

Des indicateurs ripoux. De 2002 Ă  2207, le total des crimes et dĂ©lits a chutĂ© de 12,8%, rĂ©pète triomphalement la ministre de l'IntĂ©rieur, Michèle Alliot-Marie. Le taux d'Ă©lucidation des dĂ©lits a bondi de 26,3% en 2002 Ă  36,1% en 2007 !

Ces chiffres prĂ©sentĂ©s comme une mesure du taux de dĂ©linquance, ne sont que le bilan de l'activitĂ© de fonctionnaires (police et gendarmerie) , dĂ©montrent les auteurs. Or, comme dans une scène cĂ©lèbre des « Ripoux », les astuces abondent pour amĂ©liorer les statistiques : refuser d'enregistrer des plaintes, consigner les dĂ©lits uniquement sur la main courante ( qui n'est pas prise en compte), inscrire plusieurs faits dans un seul enregistrement, dĂ©classer un dĂ©lit en contravention, etc. En suite les statistiques montrent un effondrement des vols de voitures. C'est aussi que grâce Ă  l'ingĂ©niositĂ© des constructeurs, nombre de modèles sont devenus aussi inviolables qu'une bijouterie de la place VendĂ´me.

Quant Ă  la spectaculaire amĂ©lioration des taux d'affaires rĂ©solues par la police et la gendarmerie, elle est, selon les briseurs de rĂŞves de ce livre, le rĂ©sultat de la prioritĂ© donnĂ©e aux dĂ©lits pour lesquels le coupable est pincĂ© dès le constat de son forfait. SĂ©jours irrĂ©guliers d'Ă©trangers et fumeurs de joints reprĂ©sentent Ă  eux seuls 40% de l'augmentation du nombre de faits « Ă©lucidĂ©s » en 2007.

Et il reste encore des truquages de statistiques non élucidés…

vendredi 8 mai 2009

Enquêtes publiques : Devedjian joue contre l'écologie

Jean-Louis Borloo n'a qu'à bien se tenir. Si la discussion des projets de loi post-Grenelle patine un peu, Patrick Devedjian, lui, enchaine les réformes et les annonces pour alléger un peu plus encore le code de l'environnement. Ainsi, ce mardi 5 mai, lors d'un point presse consacré à la mise en œuvre du Plan de relance, Patrick Devedjian a annoncé qu'il allait soumettre à ses collègues du gouvernement un texte pour réduire le nombre des enquêtes publiques.
Pas sĂ»r que Jean-Louis Borloo ait Ă©tĂ© informĂ© ou d'accord avec cette initiative un peu surprenante. Une chose est claire : les deux ministres tirent Ă  l'opposĂ©. Pendant que celui de l'Ă©cologie en titre parle d'Ă©conomie verte, celui de la relance explique qu'en pĂ©riode de crise, l'environnement est une contrainte pour les entreprises dont il faut savoir se dispenser.
Supprimer ou améliorer les enquêtes publiques ?

Quel est le point commun entre une dĂ©charge, une carrière, un camping de plus de 200 places, une remontĂ©e mĂ©canique de plus de 950 000 euros, un lotissement de plus de 5000 mètres carrĂ©s ? Tous ces projets qui sont susceptibles d'avoir un impact sur l'environnement, doivent ĂŞtre prĂ©cĂ©dĂ©s d'une enquĂŞte publique avant d'ĂŞtre autorisĂ©s.
Créées par la loi d'Huguette Bouchardeau du 12 juillet 1983, il y a environ 15 000 enquêtes publiques environnementales par an au cours desquelles les riverains et les élus sont invités à consulter le dossier et à donner leur avis dans un registre tenu par un commissaire enquêteur.
Les adversaires de ces enquĂŞtes publiques ne manquent pas de souligner que certaines d'entre elles n'attirent pas grand monde. Oui mais voilĂ  : la bonne rĂ©action est-elle de se demander pourquoi ou de supprimer tout de suite ce moment de concertation ?
Pour les associations, la première option est la bonne. En rĂ©alitĂ©, beaucoup ont le sentiment que les jeux sont faits et que les projets sont complètement ficelĂ©s avant qu'on leur demande leur avis… alors Ă  quoi bon se dĂ©placer ? C'est peut ĂŞtre pour cela que la France a signĂ© en 1998, Ă  Aarhus au Danemark, une convention internationale qui prĂ©voit que la consultation du public doit ĂŞtre organisĂ©e Ă  un moment « oĂą toutes les options sont encore ouvertes »…

Le code de l'environnement est-il l'ennemi de la croissance ?

Le plus grave dans l'annonce de Patrick Devedjian tient à l'idée que le code de l'environnement est contraire à l'impératif de relance industrielle, un peu comme le code du travail d'ailleurs. Or, l'enquête publique dure peu de temps -un mois en moyenne- et se solde généralement par un avis favorable du commissaire enquêteur. Ce n'est donc pas un facteur bloquant.
Surtout : Ă  vouloir supprimer le dĂ©bat en amont, celui-ci aura lieu en aval, c'est-Ă -dire devant le juge. Pas forcĂ©ment la meilleure solution. Il est donc temps de revenir au consensus du Grenelle de l'environnement sur l'idĂ©e que l'Ă©cologie est non pas un frein mais une condition de la relance Ă©conomique.
Malheureusement, ce n'est pas la première fois que Patrick Devedjian chasse sur les terres du ministère de l'écologie. Il a ainsi défendu la loi de relance des constructions votée le 17 janvier 2009 qui assouplit drastiquement les conditions d'autorisation de milliers d'activités industrielles au prix d'une régression importante des garanties pour l'environnement. Déjà, cette réforme prévoyait une réduction importante du nombre des enquêtes publiques mais aussi de plusieurs études environnementales…
En guise de conclusion, un rappel historique. Dans son discours de clĂ´ture du Grenelle de l'environnement, prononcĂ© le 25 octobre 2007, en prĂ©sence d'Al Gore et de Nicolas Hulot, le prĂ©sident de la RĂ©publique s'Ă©tait prononcĂ© en faveur de la « gouvernance Ă  cinq » et donc pour plus de concertation
Dans l'esprit du Grenelle, tous les acteurs concernés par la protection de l'environnement -associations, élus, syndicats, patronat…- se mettent autour de la table pour préparer les choix et décision de demain. Le projet de réduire plutôt que d'améliorer les enquêtes publiques ne va pas dans ce sens là. Pire, cela pourrait amener la France à violer ses engagements européens qui vont dans le sens d'une meilleure participation du public. La réforme proposée par Patrick Devedjian serait donc tout simplement… illégale, comme l'a d'ailleurs souligné à demi mot Chantal Jouanno, Secrétaire d'Etat à l'Ecologie.rue 89

lundi 4 mai 2009

Les géants du gène, Monsanto, BASF et Syngenta, se prépareraient à une offensive de relations publiques pour promouvoir l’image de leurs gènes sur fond de sauvegarde du climat.

Dans l’actualité brulante liée au climat, Monsanto, BASF et Syngenta n’ont de cesse d’accumuler les demandes de brevets sur des gènes qui permettraient aux végétaux de résister au gel, à la sècheresse, aux inondations, aux rayons ultraviolets, ou encore à la salinité des sols.
Monsanto, Bayer, Syngenta, Dupont et d’autres groupes des biotechnologies ont dĂ©posĂ© 532 brevets, pour un total de 55 familles de brevets, dans le monde entier, sur de soi-disant gènes « prĂŞt pour le climat ».
Tenter d’adapter les plantes au climat n’est en soi pas une idĂ©e nouvelle, mais l’ONG canadienne ETC accuse les gĂ©ants du maĂŻs de ne pas manipuler que des gènes. L’ONG canadienne ETC dĂ©nonce l’idĂ©e de « gène du climat » comme un troisième slogan pour promouvoir les organismes gĂ©nĂ©tiquement modifiĂ©s (OGM).
Selon l’ONG, « avec l’annonce prochaine d’un chaos climatique et avec l'aggravation de la crise alimentaire mondiale », les gĂ©ants du gène « se prĂ©parent Ă  une offensive de relations publiques pour promouvoir l’image de leurs gènes sur fond de sauvegarde du climat.
Après les slogans « champs propres » avec des OGM rĂ©sistants aux herbicides puis produisant des pesticides, « nourrir la planète » avec des OGM « Ă©thiques » mais pas gratuits, ce serait donc une nouvelle campagne avec des OGM qui permettraient de « survivre au changement climatique ».
Selon l’ONG, « mettre en avant la soi-disant capacitĂ© prĂŞt des gènes qui seraient prĂŞt aux changements du climat est une occasion en or pour prĂ©senter les cultures gĂ©nĂ©tiquement modifiĂ©es comme la solution miracle au changement climatique. »
Rappelons que l’humanité a de tous temps vécu sans les OGM, grâce à des gènes adaptatifs, mais que cela n’a pas encore été breveté.toute l'actualité environnementale