Vert Comminges

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lundi 30 août 2010

Lettre ouverte Des Faucheurs Volontaires des 70 pieds de vignes

Nous, Faucheurs et Faucheuses Volontaires, avons procédé à l’arrachage de 70 pieds de vignes transgéniques sur une parcelle de l’Inra de Colmar, le 15 août 2010.

Nous avons constaté la répercussion importante de notre acte dans la presse, à travers les déclarations de cadres de l’Inra, de certains membres du gouvernement et d’autres institutions. Nous souhaitons par cette tribune apporter une explication claire, précise et approfondie de notre geste, par ailleurs pleinement réfléchi et assumé.

L’acte que nous avons posé s’inscrit dans le combat mené depuis de longues années contre le développement des manipulations génétiques dans l’agriculture, le brevetage, et la marchandisation du vivant, bien commun de l’humanité. Nous ne sommes pas contre la recherche fondamentale sur les OGM, mais elle doit s’effectuer selon des protocoles rigoureux en milieu confiné. Surtout, elle doit répondre sans préjudice aux véritables besoins de la société, et ne pas faire le jeu du marché.

De par son caractère publique, notre geste s’adresse à l’ensemble de la société civile et particulièrement aux décideurs politiques qui autorisent, et finalement organisent, la dissémination des OGM dans les champs et dans les assiettes. Ces choix vont à l’encontre de la société qui refuse très largement leur développement. Nos élus ne font donc acte ni de représentativité ni de responsabilité.
Le dossier OGM est brĂ»lant parce qu’il ne se rĂ©duit pas Ă  un simple problème d’agronomie. Nous invitons l’ensemble de notre sociĂ©tĂ© Ă  ne pas ĂŞtre dupe face Ă  de tels essais : il s’agit bien de fausses solutions pour de faux problèmes. Car le problème -ou la rĂ©alitĂ©- est tout autre. Il est en premier lieu d’ordre dĂ©mocratique et politique, puis agronomique, et non l’inverse comme on essaye de nous le faire croire.

Notre système agricole est majoritairement productiviste, avec une très forte dépendance à l’égard des firmes multinationales de l’agrochimie et de la génétique. Ce type d’organisation de l’agriculture découle de choix politiques et techniques réalisés en amont, qui appréhendent l’agronomie d’une certaine façon.

« Il s’agit lĂ  d’un enjeu primordial ou « ce qui se joue est le modèle de sociĂ©tĂ©. Le combat ne porte pas entre modernitĂ© et tradition, mais entre des dĂ©finitions concurrentes de l’avenir : il s’agit de dĂ©terminer quelle sera la "modalitĂ© dominante de globalisation". Marchande, productiviste et capitalistique, ou communautaire, culturelle et coopĂ©rative ? C’est l’alternative de l’époque. (HervĂ© Kempf) 1 »

Nous pourrions faire d’autres choix, car il existe d’autres manières de faire de l’agriculture, qui s’appuient notamment sur le respect du vivant et des hommes, et qui ont depuis longtemps dĂ©montrĂ© leur capacitĂ© Ă  nourrir l’humanitĂ© en quantitĂ© et en qualitĂ©. Nous invitons la recherche française Ă  se tourner vers ce type d’orientations, car la question centrale n’est pas d’être pour ou contre l’investigation scientifique, mais plutĂ´t : quelle recherche veut-on privilĂ©gier ? Nous intervenons rarement dans son prĂ© carrĂ©, seulement cet essai Ă©tait particulièrement symbolique, car il est au carrefour des nombreuses questions de sociĂ©tĂ© que posent les OGM. Dans le cas d’une technologie de plus, non maĂ®trisable Ă  terme, comme les OGM, nous serions effectivement contraints de chercher continuellement des solutions Ă  des problèmes que nous aurons nous-mĂŞmes créés.

Si l’objectif de l’Inra est de répondre aux attentes des citoyens, alors la meilleure réponse qu’ils pourront leur apporter -parce qu’elle est déjà connue- c’est que la culture d’OGM en plein champ n’est pas possible sinon à condamner les autres modes de productions agricoles, et l’agriculture biologique en particulier. Partout dans le monde où les plantes génétiquement modifiées sont utilisées, l’usage des pesticides augmente et la paysannerie disparaît. Les plantes sauvages sont contaminées, la diversité semencière s’écroule et la souveraineté alimentaire est menacée.

L’Espagne, devenue la poubelle transgénique de l’Europe, en est un triste exemple. Les dizaines de cas de contamination des maïs biologiques et conventionnels ont montré que la coexistence entre cultures GM et non-GM est entièrement impossible. Cette situation a déjà entraîné la réduction de 95% des cultures de maïs biologiques entre les années 2002 et 2008.

Le monde de la recherche, qu’il soit public ou privé, ne doit donc pas s’isoler au prétexte de neutralité scientifique. Ne lui en déplaise, ses choix sont aussi ceux de la société toute entière, ou devraient l’être, car ses choix peuvent s’avérer, à terme, trop déstructurants pour les organisations humaines en place, et trop dangereux pour les générations futures. Dans ce sens, le premier objectif des chercheurs ne devrait pas être une application immédiate de leurs découvertes. Avant de vulgariser ces dernières ou de chercher à les commercialiser, ils doivent auparavant en avoir simulé les impacts environnementaux et les conséquences sociétales.

Faire croire que la dissĂ©mination des transgènes ne se fait pas lorsqu’un OGM passe au stade commercial, c’est au mieux nous prendre pour des imbĂ©ciles, au pire ignorer totalement les lois biologiques. D’un point de vue purement scientifique, l’essai de vigne transgĂ©nique rĂ©sistante au court nouĂ© a dĂ©jĂ  dĂ©montrĂ© des contradictions majeures. Sans fleurs ni raisins qui n’auraient pu ĂŞtre laissĂ©s qu’en milieu confinĂ©, cet essai ne pouvait en effet donner aucun rĂ©sultat scientifique valable sur les risques de transmission de l’OGM au raisin et au vin, ni sur son efficacitĂ© dans la lutte contre le court nouĂ© après la floraison de la vigne. Par ailleurs, il n’a jamais Ă©tĂ© question d’évaluer les atteintes au terroir, notamment la modification de la microbiologie du sol et des levures. Le passage du transgène du porte-greffe au greffon a aussi dĂ©jĂ  Ă©tĂ© constatĂ©. P ourquoi l’INRA, financĂ© par nos impĂ´ts, affiche-t-il publiquement le contraire de certains rĂ©sultats ayant un lien avec certains risques de contamination ?

En effet, le transgène prĂ©sent dans cette vigne Ă©tant un gène viral, il offre la possibilitĂ© au virus infectant (court nouĂ© ou autre virus) d’échanger une partie de son ADN avec celui du transgène. Il s’agit du phĂ©nomène de recombinaison, qui a lieu avec une très grande efficacitĂ© chez les virus, et qui peut conduire Ă  l’apparition de virus nouveaux, dits « recombinants », Ă  pouvoir pathogène plus Ă©levĂ©. Cette vigne reprĂ©sente donc un vĂ©ritable rĂ©servoir Ă  virus recombinants dont on ne maĂ®trise rien et qui vont pouvoir se propager dans la nature.

La planète n’est pas une paillasse de laboratoire.

Actuellement, l’Europe finance l’arrachage définitif de 400 000 hectares de vignes, car nous sommes dans un contexte de surproduction chronique de vin.

L’uniformisation des mĂ©thodes de production, celle des terroirs et des vins, sera-t-elle alors un facteur dĂ©terminant pour rĂ©soudre la crise viticole ? Nous en doutons très fortement, et il nous semble, bien au contraire, que c’est la diversitĂ© des agrosystèmes qui protège les producteurs de la concurrence en leur permettant d’identifier clairement leurs produits autour de cahiers des charges . Certaines pratiques agricoles considèrent notamment de manière qualitative le court nouĂ©, car il rĂ©duit la production et augmente la qualitĂ©.

Cultiver de la vigne transgénique en plein champ sur une maladie qui ne menace pas la production française vise donc à l’acceptation sociale des vignes OGM en France.

Les OGM menacent l’ensemble des régions viticoles, patrimoine français exceptionnel.

Pour nous, le passage beaucoup trop rapide de la technologie OGM Ă  un niveau industriel est hautement rĂ©vĂ©lateur de cette nouvelle approche relativement totalitaire : il s’agit bien ici, de nous imposer le plus rapidement possible les OGM Ă  travers un dispositif de recherche totalement « bunkĂ©risĂ© ». Un dispositif aliĂ©nant qui empĂŞche, on l’a vu avec l’Espagne, toute autre forme de progrès et de diffĂ©renciation.

Plus personne n’est dupe sur les finalitĂ©s pratiques du dĂ©veloppement des technologies OGM. A moins que l’on cherche Ă  nous les faire accepter par tous les moyens. Mais alors, qu’est ce que la dĂ©mocratie : est-ce l’art de faire accepter ou celui de respecter et de reprĂ©senter ce qui profite Ă  l’intĂ©rĂŞt gĂ©nĂ©ral ?

Un tel enjeu dĂ©mocratique ne peut faire l’économie d’un vrai dĂ©bat, ni de dĂ©cisions courageuses, afin de respecter la volontĂ©, sinon les doutes, de la population. Les effets nĂ©fastes des OGM agricoles sont avĂ©rĂ©s, ils ont depuis longtemps dĂ©montrĂ© qu’ils n’étaient pas conçus pour le bien des hommes et des Ă©cosystèmes, mais pour ce qui fait leur raison d’exister : remplir les comptes en banque des actionnaires de l’agrochimie et de la gĂ©nĂ©tique.

Quant au fait d’abandonner l’expertise et la maĂ®trise des OGM aux multinationales, la question est plutĂ´t la suivante : voulons-nous suivre cet exemple qui a condamnĂ© des paysanneries riches de savoir-faire et de diversitĂ©, et qui conduit Ă  une dĂ©pendance totale

vis-Ă -vis de l’industrie des pesticides ?

Voulons-nous que les campagnes françaises ne soient plus vouĂ©es, Ă  terme, qu’aux seules cultures transgĂ©niques ?

Les OGM sont finalement un projet de société à part entière qui lègue des contaminations irréversibles aux générations futures. Reste à savoir si la société civile pourra ou non participer à ce choix, si on le lui permet.

En attendant que la classe politique fasse son travail, et parce que les rouages de la démocratie ne traduisent plus les aspirations de la société, la nécessité fait loi, et la désobéissance civile s’invite pour faire entendre cette voix.

25 août 2010,

Le Collectif des Faucheurs Volontaires d’OGM
Pour plus d’informations, un de nos sites Internet régulièrement mis à jour :

jeudi 26 août 2010

APPEL AUX CITOYENS et Ă  LA SOCIETE CIVILE

Pour défendre les valeurs de la République, l’heure est à l’insoumission à la politique de Sarkozy

Nous, institutrices et instituteurs de la RĂ©publique, depuis deux ans, sommes entrĂ©s en rĂ©sistance et en dĂ©sobĂ©issance pour dĂ©fendre l’école publique Ă©branlĂ©e dans ses fondements par des « rĂ©formes » contraires Ă  l’intĂ©rĂŞt supĂ©rieur de l’enfant. Aujourd’hui, l’idĂ©ologie d’un parti extrĂ©miste aux solutions discriminatoires a pĂ©nĂ©trĂ© les sphères du pouvoir. Sous couvert de lutte contre l’insĂ©curitĂ© et la dĂ©linquance, des lois contraires Ă  l’esprit de notre RĂ©publique ont Ă©tĂ© votĂ©es, d’autres le seront certainement prochainement. Des dĂ©cisions visant Ă  stigmatiser et exclure certaines catĂ©gories de la population crĂ©ent un climat de tension insupportable. MĂŞme si elles visent Ă  masquer l’échec d’une politique Ă©conomique et sociale qui pĂ©nalise les plus faibles, toutes ces mesures constituent d’abord une menace pour la dĂ©mocratie et la paix civile.


Par l’abus de pouvoir d’un homme et d’un gouvernement dévot, l’Etat de droit est aujourd’hui en danger. Or, c’est de notre silence, de notre résignation, de notre passivité et de notre soumission que ce pouvoir autoritaire et brutal tient sa force. Il est temps d’enrayer cette machine infernale. A tous les citoyens, à toutes les forces vives de notre République, nous lançons un appel pressant à se déclarer en insoumission ouverte à cette politique immorale et dangereuse pour défendre les valeurs et les institutions républicaines qui sont bafouées par des lois et décrets contraires à la dignité humaine et à l’égalité des citoyens devant la loi.

L’affichage public et massif de cette dissidence civile, éthique et responsable, signera l’échec de ce pouvoir à régenter les esprits, à gouverner par la peur et à imposer ses lois anti républicaines et ses réformes anti sociales.

Notre démocratie a besoin de respirer. Elle a plus que jamais besoin de citoyens libres, éclairés et responsables qui sachent faire prévaloir les exigences de la conscience et de la raison pour bâtir une société plus juste, plus tolérante et plus solidaire.

DĂ©sormais, notre devoir Ă  toutes et Ă  tous est de ne pas ĂŞtre complice de cette rĂ©gression dĂ©mocratique et sociale et de construire, dès aujourd’hui, un avenir porteur d’espĂ©rance pour tous. Ensemble, nous le pouvons si nous le dĂ©cidons ! Nous appelons les citoyens, les associations, les partis, les syndicats et toutes les forces de la sociĂ©tĂ© civile Ă  rejoindre le mouvement de rĂ©sistance civique aux lois anti rĂ©publicaines qui dĂ©shonorent notre pays, Ă  diffuser largement cet appel et Ă  participer massivement aux rassemblements du 4 septembre partout en France .

Réseau des enseignants du primaire en résistance lien

dimanche 4 juillet 2010

Le WoerthGate est un Sarkogate


165ème semaine de Sarkofrance. Sarkozy a bien tenté de riposter, de protéger son fidèle trésorier. Il a dû lâcher quelques annonces de rigueur pour corriger l'image d'un gouvernement en déconfiture morale. Fillon a demandé à ses ministres de faire front. Mais l'avalanche de révélations quotidiennes n'a pas ralenti son rythme. Eric Woerth est devenu la nouvelle icône des relations troubles entre la Sarkofrance et les forces de l'argent. Les coulisses de la mandature Sarkozy se dévoilent jour après jour.
Votez, votez, pour mieux vous faire ensarkozer!!! lire

lundi 12 avril 2010

le syndicat le plus écolo !! n'est pas celui que l'on croit! le plus facho non plus!


Un sondage de l’institut CSA pour Liaisons Sociales analyse le vote aux Ă©lections rĂ©gionales en fonction de la proximitĂ© syndicale. Cette enquĂŞte, rĂ©alisĂ©e auprès d’un Ă©chantillon de 2000 personnes, rĂ©vèle quelques petites surprises. Si les sympathisants des syndicats s’abstiennent plutĂ´t moins que les autres, les cadres de la CFE-CGC sont parmi les plus nombreux Ă  ne pas ĂŞtre allĂ©s voter au 1er tour (avec ceux de FO). Une attitude qui tranche avec le profil type des abstentionnistes : peu diplĂ´mĂ©s, avec des petits revenus et issus des classes populaires. Mais cet abstentionnisme des cadres s’explique d’une autre manière : c’est Ă©galement parmi la CFE-CGC que l’on retrouve le plus grand nombre de votes pour Sarkozy en 2007, donc la plus grande cohorte de déçus. Les listes de droite arrivent cependant encore en tĂŞte chez les sympathisants CFE-CGC et CFTC. C’est chez cette dernière que l’on retrouve le plus de voix pour le Modem (9%).

Les sympathisants de la CGT, de la CFDT et de Solidaires (Sud) ont, au contraire, très majoritairement choisi une liste de gauche. Le syndicat le plus Ă©colo est Solidaires (26% pour Europe Ă©cologie) devant la CFDT. Le Front de gauche n’a attirĂ© que 16% des sympathisants CGT. C’est d’ailleurs Ă  la CGT que le PS rĂ©alise son meilleur score (42%), tout syndicat confondu, y compris la CFDT. Enfin, si les listes de gauche – principalement PS – arrivent en tĂŞte au sein de FO, c’est chez les proches de ce syndicat que le FN rĂ©alise son meilleure score, avec 17%. Ce sondage permet de montrer les grandes tendances politiques Ă  l’œuvre dans le monde du travail. Problème : l’étude n’indique pas, sur l’ensemble des personnes interrogĂ©es, combien se dĂ©clarent proches d’un syndicat.

mercredi 7 avril 2010

Les emplois verts sont-ls trop chers ? Bernard Maris - économiste

Une bonne nouvelle ce matin, l’économie verte, ça existe, et ça crĂ©e des emplois, des emplois verts. Par exemple on a essayĂ© de calculer le nombre d’emplois créés suite Ă  une rĂ©duction des Ă©missions de CO 2 de 30% Ă  horizon 2020 : on arrive Ă  une crĂ©ation nette de 620 000 emplois. Je dis bien nette. C’est le Cired, le centre international sur l’environnement et le dĂ©veloppement, qui propose ces chiffres. Le Cired est liĂ© Ă  l’Ecole des Hautes Etudes en sciences sociales et au CNrS. Des gens sĂ©rieux.

Et des emplois sont dĂ©truits Des emplois sont dĂ©truits dans l’automobile, mais beaucoup plus sont créés dans le bâtiment par exemple. C’est d’ailleurs le bâtiment qui sera le plus gros crĂ©ateur d’emploi, et c’est une bonne chose, car les activitĂ©s du bâtiment ne sont pas facilement dĂ©localisables. Et le secteur du bâtiment vert est un secteur qui devrait engendrer beaucoup de vocations d’artisans : lĂ  encore, il s’agit d’emplois non dĂ©localisables. MĂŞme certains redoutent l’arrivĂ©e du plombier polonais vert... Remarquons que tout emploi est susceptible de verdir : un vendeur de chaudières au bois est vert, un vendeur de chaudières au fioul est noir. Un vendeur de scooter est noir, un vendeur de scooter Ă©lectrique est vert. Mais les mĂ©tiers ne sont pas franchement diffĂ©rents. En plus, on devrait promouvoir la filière bois, sachant que la forĂŞt est un des atouts de la France. Conclusion : L’emploi vert est très diversifiĂ©. Il y a aujourd’hui environ 400 000 emplois verts en France.
Et du cotĂ© de l’énergie Du cotĂ© de l’énergie, l’éolien et le solaire seront de gros fournisseurs d’emplois. L’éolien c’est 7 Ă  8000 emplois, et l’industrie française progresse : le premier fabricant de roulements d’éoliennes est français, EADs est en train de s’installer sur le marchĂ© des pales. Si les objectifs du Grenelle de l’environnement sont respectĂ©s, le nombre d’emplois devait ĂŞtre multipliĂ© par 6 d’ici 2020. Mais le problème de l’éolien c’est plutĂ´t la fronde parlementaire emmenĂ©e par le dĂ©putĂ© Ollier, avec des amendements au Grenelle de l’environnement qui, s’ils sont votĂ©s, empĂŞcheront l’extension du parc des Ă©oliennes. Le Grenelle de l’environnement prĂ©voit que l’énergie renouvelable pèsera 23% de l’énergie totale d’ici 2020.
Pourquoi en veut-on Ă  l’éolien ? Il paraĂ®t que ce n’est pas esthĂ©tique. C’est une farce. Quand on voit la beautĂ© des centrales nuclĂ©aires ou des lignes Ă  haute tension. La vĂ©ritĂ© c’est que le Grenelle de l’environnement impliquera, si ses objectifs sont atteints, plus de 400 milliards d’euros d’investissement... C’est beaucoup. Certains ont peut ĂŞtre envie de rĂ©cupĂ©rer ces sous. Veut-on ou non sauver ce Grenelle ? Telle est la question.

jeudi 18 février 2010

Intervenons ensemble dans le débat des régionales 2010

Appel
Faire de la question alimentaire une priorité en matière de développement, ce n'est pas revenir en arrière, mais bien répondre aux défis auxquels l'humanité est confrontée (crise alimentaire, préservation de la biodiversité, changement climatique). C'est aussi et surtout ouvrir à l'ensemble de nos concitoyens une perspective d’emplois, et d’emplois utiles, que ni l'industrie, ni les services ne peuvent à eux seuls satisfaire. C'est répondre aujourd'hui à une demande sociale émergente de la part de jeunes, de plus en plus nombreux, de plus en plus qualifiés, qui aspirent à s'installer professionnellement dans l'agriculture nourricière. C'est répondre aux difficultés d'approvisionnement de la restauration collective en matière d'alimentation de qualité et de proximité.

Faire de la question alimentaire une priorité, c'est remettre en cause les politiques d'aménagement du territoire et d'urbanisme qui consomment en France l'équivalent de 60 000 hectares par an d’espace agricole, soit la disparition d’un département tous les six ans. C'est utiliser le foncier pour changer de développement et permettre aux citoyens de reconquérir de nouvelles libertés, de nouveaux droits.lire la suite
signez l'appel

lundi 15 février 2010

De l'influence des grands medias sur la vie politique!!

Aujourd’hui soyons terre Ă  terre, rase-mottes. Sondage CSA pour le Parisien : dans la perspective des RĂ©gionales la droite serait Ă  34% et Ă  42% avec le Front National. La gauche Ă  50%. L’opposition Ă  58%. En Ile de France, la gauche (Huchon) l’emporterait par 57% contre 43%. Apparemment c’est très mauvais pour Sarkozy et l’UMP. Jamais sous la Vème RĂ©publique, la droite n’a Ă©tĂ© Ă  un niveau aussi faible. MĂŞme pas en 1981. En 1995 elle dĂ©passait 50%, en 2002 Ă©galement avec l’extrĂŞme droite.

Mais, en vĂ©ritĂ©, ce rapport de force Ă©tait dĂ©jĂ  celui des Ă©lections europĂ©ennes. La droite avait alors rassemblĂ© 33% des suffrages (avec ceux de De Villiers) et 40% si on y ajoutait les voix du Front National. Et l’opposition rĂ©publicaine atteignait 56% contre 57% aujourd’hui. Or, les mĂ©dias n’en annoncèrent pas moins une « incontestable » victoire de l’UMP- c’était Ă©videmment une opĂ©ration de prestidigitation.

Mais, aujourd’hui, ce qui est Ă  retenir, ce n’est pas que l’opposition soit majoritaire (elle l’est, nettement, depuis dix ans), c’est que l’UMP rĂ©alise, compte tenu des circonstances, de la situation rĂ©elle de la France et en France, un score finalement très flatteur, pour ne pas dire considĂ©rable : 33% ! Alors que Chirac, en 2002, avait plafonnĂ© Ă  19,8% et que le PS aux europĂ©ennes Ă©tait tombĂ© Ă  16%. Si certains doutaient que contrĂ´ler les grands mĂ©dias de masse est sans consĂ©quences, ils se font de douces illusions. Aucun parti, fort ou plutĂ´t faible d’un tel bilan, n’a jamais obtenu 33% dans notre pays…
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samedi 6 février 2010

BIT : niveau record du chĂ´mage en 2009

Le nombre de personnes au chômage en 2009 dans le monde a atteint le chiffre record de près de 212 millions, en raison d’une hausse sans précédent de 34 millions de chômeurs par rapport à 2007, avant la crise économique mondiale, a déclaré le Bureau international du Travail BIT dans son rapport annuel sur les Tendances mondiales de l’emploi.

S’appuyant sur les prévisions du Fonds monétaire international (FMI), le Bureau international du Travail (BIT) estime que le chômage devrait rester élevé pour l’année 2010, notamment dans les pays développées et l’Union européenne où 3 millions de personnes pourrait grossir les rangs des chômeurs en 2010.
De plus, ce rapport du Bureau international du Travail (BIT) indique que le nombre de jeunes au chômage a augmenté de 10,2 millions entre 2007 et 2009, ce qui est la plus forte hausse jamais enregistrée depuis au moins 1991.
En 2009, ce sont l’Europe centrale, l’Europe du Sud-Est (hors UE) et la Communauté des Etats indépendants (ECSE et CEI) qui ont subi le choc le plus sévère avec la crise économique de 2009, en termes de croissance économique, ce qui s’est traduit par une augmentation du taux de chômage de 2%, passant de 8,3% en 2007 à environ 10,3% en 2009. Pour 2010 le taux de chômage pourrait repasser à 10,1%.
Le rapport du BIT précise que, même si les mesures de relance semblent avoir évité une catastrophe économique et sociale beaucoup plus grave, des millions de personnes de par le monde sont toujours privées d’emploi, d’allocation chômage ou de toute autre forme de protection sociale.

samedi 30 janvier 2010

Paysans contre business vert par Adrien Trocmé

A Jutichan au Mexique, des parcs éoliens fleurissent dans les champs. Au détriment des paysans, que les multinationales étrangères ne prennent guère en considération. Témoignage vidéo de ces dérives d’un capitalisme vert, plus attiré par les profits que par le respect de l’environnement et des populations locales.


A Juchitán, dans l’isthme du Mexique, le vent ne se repose jamais. Un souffle d’air chaud fait claquer les portes et secoue violemment les arbres. Les habitants comme la nature se sont adaptés à cette tempête permanente. Les femmes maintiennent leur coiffure en ordre en usant de gel. Le maïs s’est rétréci pour mieux résister aux rafales continuelles. Cette rareté climatique a attiré les entreprises développant les énergies alternatives. Et peu à peu sont sortis de terre des parcs entiers d’éoliennes. Il y en a actuellement 500. Ils projettent d’en implanter 5000 au total. Un business vert encouragé par le marché des droits d’émission de CO2.
la suite Basta

dimanche 17 janvier 2010

"Nous redevenons des paĂŻens"

Contrairement à Emmanuel Todd qui tente de rattraper Laurent Muchielli via un gauchisme irrationnel, Régis Debray garde l'esprit alerte et le verbe aiguisé... cette entrevue récente du médiologue est plus que roborative avec un hommage indirect à Guy Béart.


Paris - De tous les intellectuels français, Régis Debray compte parmi les plus attentifs aux rites, aux phénomènes de longue durée, à ce qui ne se voit pas au premier abord mais structure le monde. La médiologie, méthode de réflexion dont il est l’initiateur, ne vise pas à étudier la rumeur médiatique, mais au contraire à comprendre quels systèmes d’organisation, d’information et de pensée permettent l’existence d’un événement. Dans son dernier ouvrage, Le Moment fraternité, Régis Debray déplore le cynisme et la désinvolture de notre société.
Propos recueillis par Jean-Luc Mouton et Frédérick Casadesus, de l'hebdomaire français Réforme

Entrevue de haute tenue Intellectuelle, mais qui nie la réalité écologique en s'appuyant sur la compétence des dirigeants de notre monde libéral.Si les politiques s'occupaient réellement du monde et des citoyens qui le peuplent; notre belle terre serait elle dans "l'état" actuel de délabrement environnemental , social , économique et fraternel ??? A vouloir jouer les vieux sages et prétendre dédouaner les dirigeants politique de leurs responsabilités, en culpabilisant les citoyens, Debray du haut de son olympe intellectuelle , oublie la réalité de la souffrance au quotidien des millions de citoyens du Monde, provoquée par les décisions de ces même dirigeants .

lire la suite sur CulturalGangBang

samedi 16 janvier 2010

Réseau Solidaire d’Allocataires

Au temps jadis, nous avions des droits collectifs. Dans notre pays riche, deux cents ans de luttes avaient amené les riches apeurés à concéder aux pauvres quelques miettes, le droit à une retraite, à la prise en charge des dépenses de santé, à un revenu minimum en cas de perte ou d’absence d’emploi. Les pauvres défendaient ces droits collectivement, même quand ils n’en bénéficiaient pas personnellement.


Et puis les pauvres ont oubliĂ© leur Histoire et les riches ont imposĂ© leur Fable : la plupart des pauvres se sont mis dans la tĂŞte que les droits ne servaient qu’aux autres. Et les riches ont inventĂ© des croque mitaines le ChĂ´meur, l’AssistĂ©, le Parasite, des monstres qui suceraient la sueur et le sang des honnĂŞtes travailleurs.

Mais il y a toujours un moment où le Travailleur, parce qu’il a perdu son emploi, ou parce que celui-ci est trop mal payé pour qu’il s’en sorte seul, parce qu’il a besoin de payer des soins, le loyer, les études des gosses se retrouve lui-même dans le rôle du croque mitaine.

Nous sommes tous des allocataires : de la CAF, de la SĂ©cu, de l’Assedic. Et tous confrontĂ©s Ă  un moment ou un autre aux consĂ©quences concrètes de la propagande sur l’ « assistanat ». TraitĂ©s comme des chiens et des mendiants au guichet, perdus dans le dĂ©dale des logiques administratives, soupçonnĂ©s, contrĂ´lĂ©s, radiĂ©s. Seuls face Ă  l’arbitraire, ne nous restent que les devoirs de nos droits perdus.

Le Réseau solidaires d’Allocataires, aurait pu s’appeler Regroupement des sacrifiés de l’Assedic, Rassemblement des Salopes assistées, ou Réunion des Sous Pauvres Affamés.

Peu importe les noms qu’on nous donne, nous avons décidé de nous regrouper sur la base des contraintes qu’on nous impose, pour les combattre collectivement.

RSA-Réseau Solidaire d’Allocataires collectif
agir contre le chomage

vendredi 15 janvier 2010

Provocation sur fond de contrefaçon

Le communiqué de Blanche Magarinos-Rey, avocate de Kokopelli, est disponible sur le blog de kokopelli

Dans son catalogue de printemps 2010, la société GRAINES BAUMAUX propose à la vente, en page 491, un mélange de 15 variétés de tomates que son dirigeant a choisi d’appeler "TOMATE KOKOPELLI", cette appellation étant suivi d’un petit signe © indiquant qu’il est propriétaire de la marque.

Cette initiative, de la part d’un adversaire judiciaire notoire, a semé le doute et la confusion dans les esprits des adhérents, clients et sympathisants de l’association, qui ont demandé à ce qu’un éclaircissement soit donné sur la réalité de cette incompréhensible et absurde assimilation des tendances.


En effet, le procès initié depuis décembre 2005 par la société BAUMAUX contre l’association KOKOPELLI est toujours en cours. Dans celui-ci, aujourd’hui au stade de l’appel, BAUMAUX se fait redresseur de torts et, sans pouvoir démontrer aucun préjudice lié aux activités de l’association, réclame l’application stricte de la législation sur l’inscription des semences au catalogue officiel. Prenant ainsi le rôle du Ministère Public, et sortant du cadre de la concurrence déloyale sur laquelle il prétend se baser, il remet ainsi en scène le triste procès qu’a mené l’Etat contre l’association KOKOPELLI pendant plus de quatre ans, et qui s’est conclu récemment, en Cour de Cassation, par la condamnation de l’association à plus de 17.000 € d’amende.

Non content vraisemblablement des conditions d’exécution de cette condamnation, qui a vu certains membres du gouvernement qualifier de "service public" le travail de KOKOPELLI et l’Etat renoncer au recouvrement de l’amende, la société BAUMAUX réclame aujourd’hui à l’association quelques 100.000 € de dommages-intérêts, ainsi que la cessation de ses activités.

C’est donc un véritable acharnement que subit ici, par ce nouveau procès, l’association KOKOPELLI.



Mais le dépôt de la marque "TOMATE KOKOPELLI" par son propre adversaire constitue une étape nouvelle dans cette croisade contre le travail de diffusion de la biodiversité agricole et de l’autonomie semencière que réalise l’association.

Or, renseignements pris auprès de l’Institut National de la Propriété Intellectuelle, le dépôt de la marque "TOMATE KOKOPELLI" par la société BAUMAUX remonte au 31 octobre 2007, soit lorsque le procès initié par celle-ci battait son plein en première instance.

Pour cet enregistrement de marque, la société BAUMAUX ne pourra dès lors pas arguer de sa bonne foi, c’est une évidence. Pire encore, réalisé dans l’intention de nuire, il doit être considéré comme frauduleux, au sens de notre jurisprudence en la matière.

Mais ce qui est plus grave, dans la mesure oĂą l’association KOKOPELLI bĂ©nĂ©ficie, Ă  n’en pas douter, d’une « marque notoirement connue », cet enregistrement est Ă©galement constitutif d’un acte de contrefaçon, qui est un dĂ©lit pĂ©nal puni de quatre ans d’emprisonnement et de 400.000 euros d’amende.

On s’interroge donc sur les raisons qui ont poussé la société BAUMAUX à de telles extrémités.

En définitive, cette démarche outrancière s’apparente à de la provocation pure et simple, à laquelle le pacifisme de KOKOPELLI hésite à répondre. Cependant, la société BAUMAUX a peut-être prévu, dans le cadre d’une nouvelle procédure judiciaire, d’interdire à l’association d’utiliser sa propre dénomination…?

Enfin, et pour couronner le tout, il est encore affligeant de constater que la marque dĂ©posĂ©e par BAUMAUX l’a Ă©tĂ© pour deux catĂ©gories : les semences, d’une part, et les produits "phytosanitaires", de l’autre.

Alors, Monsieur BAUMAUX, pour quand avez-vous programmé la sortie des "Pesticides KOKOPELLI"?

   Blanche MAGARINOS-REY.
   Avocate au Barreau de Brest

samedi 9 janvier 2010

le Canard Sauvage la cuisine écologiste des 40 ans passées


40 ans d’écologie dans la presse : pour fĂŞter cet anniversaire, l’association des Journaliste Ă©crivains pour la nature et l’environnement publie un numĂ©ro spĂ©cial du "Canard Sauvage".
JNE
Cette revue de presse démontre, cela est nécessaire, que les thèmes qui semblent émerger aujourd'hui sur les problèmes environnementaux étaient déjà tous présents dans les médias ces 40 dernières années.
L'effet marketing économique et politique qui surfe sur la vague verte doit nous rendre vigilant, car c'est notre mode de fonctionnement qu'il faut changer et se refuser en courbant l'échine d'accompagner le capitalisme vert.
L'évidence pour les vieux écolos dont je fais parti que le libéralisme économique est incompatible avec l'écologie ne semble pas partagé par les jeunes générations.
Baignées dans l'opulence et le consumérisme malgré eux, les jeunes ne peuvent pas envisager que l'essentiel repose sur un partage réel de nos ressources qui deviennent de plus en plus rares.
Que le plaisir compréhensible que procure les nouvelles technologies n'a jamais fait pousser les carottes et la croyance post Marxiste du progrès par la science ne résoudra pas la faim dans le monde si les terres agricoles commencent à manquer et le réchauffement climatique si nous continuons à consommer sur le mode occidental: __Même si les produits sont BIOS compatibles __
asso.jne@free.fr <asso.jne@free.fr> pour trouver le Canard Sauvage

Un petit peu de pub.

Pour que l'année 2010 ne soit pas trop catastrophique participer par l'action à l'économie sociale et solidaire.
Venez participer au réseau

samedi 2 janvier 2010

Bonne année 2010

Bonne année 2010